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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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PRATIQUES SUPERSTITIEUSES. 7;

e $ important cest que les Auteurs de lexplication ne véritablement les œufs assaisonnés ; mais outre quonre connoiísent point de miracle,puisquils nosent avouer cache tout cela aux Pèlerins, cest une précaution inu-( l lle la guérison est assurée; ainsi bien loin dapprou- tile 8c annoncée trop tard. Les Médecins traitent de^, er vôtre décision, ils y paraissent évidemment oppo- frivole la distinction de porc mâle & de poule dun* es * an, & les Confesseurs prononceront quelle est inutile

Le troisième article est ainsi exprimé : II doit boire pour la mortification , les gens sages craignent qu'elle< * atts un verre, ou autre vaijseau particulier , & ne doit ne tourmente en vain les esprits des Pèlerins.

Ipint baijfer fit tête pour boire aux fontaines & Rivières. Ilne faut pas peigner fes cheveux pendant quarantef observations que nous avons faites fur larticle pré- purs. Dans lexplication de ce sixième article, on ditCe éent peuvent aussi Rappliquer à celui-ci ; comme il que cette mortification est assez, connue & reçue ; outreP a toît par lexplication suivante , doit boire dans un qu'avec une dent du peigne ou pourroìt faire fòrtir lapar-listeau particulier , pour éviter tout péril pour soi & celle de la sainte Etole , contre quoi on, ne fauroit apporterP^Ur autrui. Sans fi baister pour boire aux fontaines & trop de précaution . ; Sans noús arrêter fur cette défensedfieres : Soit à cause de la violence qui pourroit faire inutile de se peigner, pendant' quarante jours pour ne0r tir la parcelle de la sainte Etole, qui est dans le pas faire sortir la parcelle de la sainte Etole, pùisquaur ° n t, soit pour éviter la seniualité, ou davaler quel- dixième jour il leur est permis dôter le bandeau , jebêtes venimeuses fans y penser. Cette précaution crois cette sorte de mortification fort singulière. Jap-3 u°n insinue de ne point fe baisser pour boire aux pellerois plutôt mal-proprêté. r une si longue négligen-ì( f ines & aux rivières, comme font les Chiens pa- ce de fa Chevelure, .& il faut la laisser aux insensés.îo,t bien ridicule. Cest un voile bien transparent Certes il ne faut pas la pousser si loin , pour empê-.. ' ' ' " cher, comme lon dit, de tirer au dehors 1a parcelle

celui dont se servent les Religieux de Saint H u.Lr L pour dérober aux personnes éclairées la vue deCes fadaifi

Ils auraient eu plus de raison de diieWil étoit dangereux de boire aux Rivières comme lesLhiens, parce que ceux qui ont ete^ mordus par un^hien, ou par un autre animal enrage , feroient cho-yés de voir leur image dans leau, 8c que cette vuegaverait trop avant dans leur imagination le souvenir^ lanimal. Cest pour cette raison que les Médecins0t >t donné le nom dHydrophobie à la maladie de lasa ge. J e ne marrête point fur ce quon auroit du^trancher ces mots superflus dans un verre , qui ne^mandent point dexpliçation , pour ne pas donner4 linquiétude aux Pèlerins timides & grossiers. ^

Il peut boire du vin rouge , clairet & blanc mele avec , - , r . ,. r , . , ,,

j , ,, piscine, tarce aud tt fèrvtt disent les Auteurs de 1 ex-

t leau ou bien de l eau pure. ^ Amsi par ce quame- fj, àlontenílu .parcelle de- f -Etole miraculeuse

f article les Religieux de Saint Hubert font perdre ^ *rrhm

personnes intelligentes la creance ? miracle parcelle-forte de U cicatrice mec le sang, &

Jfervatifcontrekrage en htache J bandeauqu'rn neM^epJsJuús

ITiïZn, pourquoi demauder lu 4*1 Cest d qu- te Doc,/«?««, & Orarm- teurs de Pans n ont jamais fui Les ReUgreux de Saint

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de la sainte Etole, parce que la peau du front quona coupée, se renouvelle plus promptement. Ce genrede mortification ne convient ni 1 ceux qui ont descheveux, ni à ceux qui nen ont pas. Lexplicationde cet article rappelle çt que Melchior Canus Evêquedes Canaries a écrit si élégamment, (a) Qui croira ,dit-il, que St. François dfijstfì avoit coutume de mettrefur lui les poux qu.on.jettoit ? LAuteur de ft vie a cruquè ce trait appartenois a la sainteté de ce grand perfin-ndge ; pour moi je n en crois rien , sachant que ce sainthomme a aimé la pauvreté , mais non la mal-propreté.

Suivant le septième article, Celui qui a été taillé doitfaire delìer le dixième jour fin bandeau par'- quelque-- -- - le faire brûler , mettre h* cendres dans la

J, t.u « fcj*,; mmfm, h mortifies, Hubert permettent i tons les Wquesde à

d, fi, r U fi «fur P «r à r àwuàet^-a tem r-quo. de.

j^es tf - échauffiement du sang fi contraire , d la guérison Laïques ne pourront ils pas (j la rage. Le mélange de leau se ressent en essét de Diacres portent dans lEglise le corps du Seigneurfortification, mais cest lorsquon la boit fort- dans le saint Ciboire , autrefois ils distribuoient sonf Or elle nest poinr ainsi designée dans larticle kng. Les Sou-diacres portent les saintes Reliques:Anné dexplication, tel qu'il est conçu dans un petit Pourquoi donc faudroit-il le ministère dun Prêtre

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pour délier le bandeau ? Je crains bien quon nait pasde bonne réponse à cette objection, & que ceux quisont munis de k parcelle de 1a sainte Etole, fatiguésde tant de cérémonies ne soient plongés dans lembar-ras 8c livrés à des inquiétudes, comme par exemple ,sils ne pouvoient trouver un prêtre le jour mar-qué 8cc.

II faut garder tous les ans la- fête de Saint Hubert ,qui est le troiféme de Novembre, dit le huitième arti-cle ; car, ainsi quon avertit dans lexplication , il estbien juste d'honorer tous les ans celui de qui on a reçu.un st grand bienfait. Nous convenons que cest unacte de pieté : Mais les Pèlerins qui ont été taillés,ne font obligés ni par k loi de lEglise , ni par vœude marquer leur reconnoiíïànce à Saint Hubert, park célébration de sa fête, ainsi quë les Docteurs de

vr ^. _.. j _ Paris le remarquent dans lendroit déja cité. Mais rien

4eT ^ j ett »es animauxhn permettant de manger celle nest plus commun que de voir les personnes qui fe

à i Ut ont un an ou plustte nc e - - - r

(j^j^é qui contient les cérémonies de 1a Neuvaine ,<j Q es Religieux de Saint Hubert ont 1a politesse deîojj ^ aux Pèlerins. Pourquoi les pauvres ne croi*qj, . pas par quon leur défend aussi 1a bière^luelle néchauffe pas le sang?h P etit manger du pain blanc ou autre , dit-on , dansJ^uiéme article; de la chair d'un porc maie dun anUs des chapons , Cr poules aufst d'un an ou plus :b oi J]ons portants écailles, comme harangs forets, car-des œufs durs cuits , gr toutes ces choses doiventLtkfff f s oldes. Lexplication de cet article neW foint les Théologiens & les Curés, & cho-ìn (Ks es Médecins. On permet, dit-on, certains ali -é.'ggfi, retranchant les autres par esprit de pénitence &0. comme on peut voir par l'article neuvième ,

tff. 0r donne de manger froid ce que lon permet parckZ df mortification. * Oui ne voit que lon retranche la

v e .

pour faire pratiquer la) nt ^ Cn faisant abstinence des délicatejfes qui fe trou-d'abjiZ 5 ^ ÉS ¥' US f unes , & q ue défi k même espritíl Jfiis ne J Ce V*** exclut les poisons fans écailles , les œufstonnes à. Ainsi tandis quon conserve lombreke ts fortification, on ne défend pas réellement lesh bjffts à ceux qui font munis díine parcelle deft ^E.Ltole-. car larticle & lexplication ne proscri-asiaisonnement des poissons. Elle défend

vantent davoir été préservées de k rage, passer le troi-sième de Novembre à des exercices peu religieux , |la chasse, au jeu, & à k débauche,.quoi quils ayenteu rarement besoin de guérison quelconque, & quilsnayent jamais été miraculeusement. guéris *: ce queles Auteurs de cette explication semblent supposer, fecontredisant ainsi eux-mêmes. rr

Et

(») De locis Theolog. L. XI. cap. 6T