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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
voit le détail sur les fig. 8 et 9 (pl. 25), la distribue alternativement au-dessus et au-dessous du piston P par les orifices a et a'.
Après avoir produit son action sur le piston, soit en montant, soit endescendant, la vapeur sortant du cylindre par l’orifice du milieu b, s’é-chappe sur le côté et est conduite par le tuyau cintré W, dans la boîte dedistribution F du grand cylindre où elle doit de même agir alternative-ment en dessus et en dessous de son piston P' en traversant successive-ment des canaux semblables aux précédents a, a' et b.
Mais afin que la marche alternative de ce piston P' se fasse dans le mômesens que celle du premier P, les tiroirs de distribution E 2 et F 2 renfermésdans les deux boîtes (fig. 8) sont disposés par rapport aux lumières abso-lument de la même manière, de telle sorte que lorsque la vapeur venantdu générateur, se rend au-dessus du petit piston par exemple, celle quise trouve au-dessous, dans le premier cylindre A, passe dans le secondcylindre A' au-dessus du grand piston pour le faire descendre comme lepremier descend, parce que la lumière d’introduction correspondante àcelle supérieure a est tenue ouverte, en même temps que celle-ci ; et réci-proquement, quand la vapeur s’introduit dans le petit cylindre au-dessousde son piston, parla lumière a', qui est ouverte lorsque le tiroir est enhaut, celle qui a produit son effet au-dessus passe dans le grand cylindrepar la lumière inférieure correspondante au-dessous du piston, pour fairemonter celui-ci, en même temps que le premier s’élève.
A chaque course totale, ou à chaque mouvement ascensionnel ou des-censionnel, la quantité de vapeur dépensée, provenant de la chaudière,est égale au volume engendré par le piston du petit cylindre, si, commenous le supposons ici, l’introduction a lieu pendant toute sa course; maiscette vapeur passant, comme on vient de le voir, du petit au grand cylin-dre, agit sur le piston de ce dernier, par sa propre expansion, c’est-à-direen se détendant jusqu’à occuper une capacité quatre fois plus grande. Cetteaction ajoute nécessairement à la puissance de la machine, et permet deréaliser, par rapport aux appareils qui fonctionnent sans détente, unegrande économie de combustible.
Condenseur. —■ La vapeur qui s’est détendue, en agissant sur le grandpiston, sort du cylindre A ' par une ouverture centrale correspondante àcelle b du petit cylindre ; de là elle passe dans la colonne G' parallèle à lapremière G (fig. 7), et, conduite par le tuyau inférieur et recourbé G 2 , elleva se précipiter dans le condenseur H (fig. 1 ), où en se condensant elleforme le vide dans le cylindre. Ce condenseur n’est autre qu’un vase defonte brut percé sur le côté, et muni d’un robinet d’injection h, qui, lors-qu’il est ouvert, comme on le voit sur la coupe verticale (fig. 1), permet àl’eau froide contenue dans la bâche ou capacité extérieure J, de se rendreau condenseur, en montant par le petit tube vertical, adapté à la base mêmedu robinet.
Pompe a air. — La pompe à air I, logée dans le milieu du condenseur,