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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
et non parallèles, mais bien dressés, s’appuient sur les deux faces droiteségalement bien dressées de la boîte de distribution C, qui est ouverte dechaque côté pour communiquer avec le haut et le bas du cylindre à vapeur.(Voy. la Gg. 14, qui est une coupe verticale faite suivant la ligne circulaire1-2-3.) Les ouvertures a et a' débouchent dans les canaux ou conduits su-périeurs b, b' qui se rendent au-dessus du piston, et comme elles sont ence moment supposées ouvertes sur le dessin, elles permettent à la vapeurd’aller presser celui-ci pour le faire descendre ; les ouvertures c, c\ quidébouchent dans les conduits inférieurs d, d', sont alors en communica-tion avec les orifices ou les canaux de sortie e, e', qui conduisent la vapeursoit au dehors soit au condenseur.
La forme en coin ou à surfaces glissantes non parallèles que MM. Maze-line donnent à ces nouveaux tiroirs de distribution est très-favorable, en cequ’elle permet toujours de regagner l’usure. Ces habiles constructeursviennent d’exécuter des machines à deux cylindres de 10 et de 12 chevauxavec l’application de ce système de tiroir unique.
On se rappelle que, lorsque nous avons publié le système de marteau-pilon de MM. Cavé (tome VI e ), nous avons fait voir la disposition de tiroirà piston que cet honorable constructeur a imaginée pour diminuer la grandepression sur le tiroir, et par suite faciliter sa manœuvre à la main.
Ce sujet a évidemment occupé plusieurs personnes qui ont pensé égale-ment à éviter le même inconvénient. Ainsi, en septembre 1847, M. Paltri-neri, de Milan , prit en France un brevet d’invention de quinze ans pourdes dispositions propres à équilibrer en partie la pression du tiroir sur sonsiège. Il s’occupe en ce moment d’en faire l’application sur une machinelocomotive. En faisant la demande d’une patente en Angleterre pour cetobjet, il s’est rencontré avec un ingénieur anglais sur la même inventionpour laquelle ils se sont entendus. M. Martin, garde-mines, qui a été em-ployé pendant plusieurs années dans les chemins de fer, vient aussi dedemander un brevet d’invention pour la même question.
Nous sommes persuadé que lorsque l’on aura bien compris l’avantagede ces tiroirs perfectionnés, l’application en deviendra générale, aussi bienaux appareils de marine qu’aux machines de terre.
DESCRIPTION DE LA MACHINE A DEUX CYLINDRES,
CONSTRUITE PAR M. NII.LUS ET REPRÉSENTÉE PL. 26.
Cette machine est aussi à balancier comme celle de M. Moulfarine, avecbâtis en fonte en forme de chevalet, mais elle en diffère essentiellementdans sa construction sous un grand nombre de points.
Cylindres et leurs chemises. — Ainsi, d’une part, les deux cylindresà vapeur A et A' représentés en élévation (fig. l re ), en section horizontale(fig. 2) et en coupes verticales (lig. 3 et 4), sont chacun renfermés dansune double chemise de fonte C, C/ qui est d’un seul morceau, de telle sorte