PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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La deuxième condition est la nouvelle disposition du cylindre à vapeur,qui, au lieu de comporter trois orifices, n’en a plus que deux, celuid’échappement étant dans le tiroir ; de là, simplification dans le moulageet l’ajustement. Les deux orifices d’introduction peuvent alors être rappro-chés d’environ la moitié de l’espace actuel; il en résulte une diminution dela même quantité dans la largeur du tiroir, et, par conséquent, une réduc-tion de surface de frottement, ou une augmentation de puissance.
La troisième condition, enfin, est la possibilité de détruire en grandepartie le frottement considérable qu’exerce le tiroir sur le siège du cy-lindre. En effet, en donnant à la garniture métallique destinée à empê-cher la vapeur qui arrive dans la boîte de passer à l’échappement, une sur-face un peu inférieure à celle du tiroir, la pression exercée sur celui-cin’est plus que la différence qui existe entre les deux surfaces opposées ; delà encore une réduction notable de la force nécessaire pour mettre le tiroiren mouvement et une nouvelle augmentation de la puissance de la ma-chine, ce qui doit être apprécié, puisque dans certaines locomotives laforce dépensée pour manœuvrer les tiroirs va jusqu’à 9 à 10 chevaux.
La fig. l re du dessin, pl.2, représente en coupe verticale le nouveau sys-tème de tiroir appliqué par M. Desgrange à une locomotive à cylindresextérieurs, construite par MM. Buddicom et C% de Rouen . Ne voulant pasfaire, pour un premier essai, les frais de remplacement d’un cylindreentier, M. Desgrange s’est servi des cylindres existants, tels que celui re-présenté sur la figure 2, en fermant simplement l’orifice d’échappement apar une plaque bien scellée et en conservant les deux lumières d’introduc-tion b et c, dont les conduits se prolongent aux extrémités du cylindre A.Il a simplement alors remplacé la boîte de distribution B et son tiroir ordi-naire C par la boîte B r et le tiroir à jour C' ( fig. l re ).
La construction de ce nouveau tiroir et de la boîte dans laquelle il jouepeut mieux se voir sur les détails fig. 3 et 4, qui les représentent en coupelongitudinale et en coupe transversale sur une plus grande échelle.
On voit,:par ces figures, que le tiroir diffère essentiellement du systèmeconnu, d’une part, parce qu’il est entièrement ouvert à son centre afin depermettre à la vapeur qui a produit son action sur le piston de s’échapperdirectement du cylindre dans le tuyau de sortie F qui débouche, commeon sait, dans la cheminée, et, d’un autre côté, parce qu’il est surmontéd’une sorte de piston circulaire D, dont la base frotte constamment contrela surface plane et bien dressée du couvercle en fonte E qui ferme la boîtede distribution. Cette surface est exactement parallèle à celle du siège ducylindre.
Au fond de la gorge circulaire pratiquée à la circonférence du pistonsont des ressorts en acier ou en caoutchouc vulcanisé qui forcent la viroleou la bague en fonte, ajustée sur ce piston, à s’appuyer constamment, pen-dant la marche, contre la surface du couvercle. Un cercle métallique, minceet bien écroui d (fig. 5), est disposé pour presser contre la surface exté-