FABRICATION DE LA MONNAIE. 423
nous en donnerons la description après avoir fait voir la construction par-ticulière de ce second appareil.
LAMINOIR POLISSEUR, REPRÉSENTÉ PIG. 8 A \\, PL. 34.
Nous avons dit que le laminoir finisseur ou polisseur est destiné à ter-miner le laminage proprement dit des lames métalliques qui ont déjà étéconsidérablement allongées et amincies par le dégrossisseur, afin d’arriverà l’exacte épaisseur voulue pour découper les flans.
Ce second laminoir ne diffère du précédent que parce que les cylindressont d’une dimension plus petite, mais tournent à des vitesses plus grandes,et plus particulièrement encore par le mode de régler leur écartement,qui doit être, comme on le pense, déterminé avec la plus grande perfection.
Le mécanisme que le constructeur a cru devoir appliquer dans ce sys-tème, pour fixer le rapprochement des cylindres, se compose de deuxcoins ou plans inclinés que l’on manœuvre par des vis de rappel, et leuréloignement s’effectue par un système de tiges et de leviers à contre-poids.
Quant au banc de fonte sur lequel sont assis les laminoirs finisseurs, ilest absolument semblable à celui qui reçoit les laminoirs dégrossisseurs,parce que l’on a cherché à conserver autant que possible la sjmétrie et lecoup d’œil dans le montage et l’ensemble des appareils qui composentl’atelier de laminage.
La fig. 8 du dessin pl. 34 représente une coupe verticale faite par l’axedes cylindres, suivant la ligne 8-9 ;
La tig. 9 est une section horizontale faite à la hauteur des vis de rappelqui font marcher les coins, c’est-à-dire suivant la ligne 10-11 ;
La fig. 10 est une autre coupe verticale faite perpendiculairement à l’axedes cylindres, suivant la ligne 12-13;
Et enfin la fig. 11 est une dernière section faite parallèlement à la précé-dente, mais suivantla ligne 14-15, et suivant l’axe de l’une des vis de rappel.
On reconnaît par ces figures que les deux cylindres A A' sont, commedans le dégrossisseur, mobiles sur les moitiés de coussinets a et a' ajustésvers les parties inférieure et supérieure des fortes cages de fonte B, les-quelles sont également reliées entre elles par les quatre entretoises en fer6, et en outre solidement boulonnées sur le banc en fonte C. Le cylindreinférieur est assemblé à l’arbre de couche en fer E, qui le commande, parle manchon mince c que retient la bague à vis d, et de même le cylindresupérieur est assemblé avec le second arbre E' qui est indépendant du pre-mier, par un manchon double e e' qui est à griffe, avec cercle et goujonsintérieurs, comme on l’a vu sur les détails fig. 5 et 6.
La partie supérieure des deux cages B ne recevant pas un mécanismepareil à celui qui a été appliqué dans le dégrossisseur, est notablementmodifiée dans sa forme et dans sa construction. Ainsi chacune de ces cagesprésente une sorte de renflement cylindrique, qui est alésé intérieurementpour recevoir les coins en fer qui, au lieu d’être prismatiques, sont au