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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
M. Desgranges, avant de se placer à la tète de l’établissement de con-struction de voitures qu’il a formé à Bordeaux , pour MM. Buddicom etcomp., a bien voulu nous communiquer les dessins d'exécution de ce wa-gon modèle, que sa spécialité nous a engagé à publier ; le matériel deschemins de fer entrant naturellement dans le domaine de l’œuvre pério-dique que nous avons entreprise.
Nous profiterons de cette circonstance pour faire connaître en mêmetemps les principaux systèmes de coussinets et de boîtes à graisse que l’onapplique ou que l’on pourrait appliquer avec avantage sur toutes les voi-tures en usage sur les voies de fer, et nous parlerons plus particulièrementde celui de MM. Vallod frères, que l’on expérimente en ce moment sur lagrande ligne de Lyon , et qui paraît offrir de grands avantages comme éco-nomie d’huile, comme régularité de graissage et comme réduction dansles frais de traction.
DESCRIPTION DU WAGON A CHEVAUX, REPRÉSENTÉ FIG. I A 4, PL. 39.
La fig. l re est une vue latérale extérieure du wagon fermé.
La fig. 2 montre, d’un côté, une section horizontale faite à la hauteur dela ligne 1-2, et de l’autre un plan vu en dessus du train, la caisse étantsupposée enlevée.
La fig. 3 est une coupe longitudinale et verticale faite suivant la ligne 34.
Et la fig. 4 représente, à droite, la vue par bout de la caisse, et à gau-che, une coupe transversale faite suivant la ligne 5-6.
Ce genre de wagon particulier se compose comme les autres voitures detransport de deux parties distinctes, dont l’une n’est autre que le trainproprement dit, et l’autre la caisse ou le coffre à compartiments.
Disposition du train. — Le train est tout à fait analogue à celui desautres wagons, il remplit en effet le même but, et pourrait au besoin serviraux divers véhicules roulants. Ainsi il consiste en un châssis rectangulaireen charpente, formé de deux longrines parallèles A, de deux traversesprincipales B, et de deux autres traverses intermédiaires B 7 reliées aux lon-grines par des équerres en fer a. En outre, des entretoises obliques Cassemblées, d’un bout, avec des doubles équerres en fer b aux longrines etaux traverses principales, et de l’autre, avec les traverses intermédiaires parde longues brides ou pattes en fer c, consolident tout le système et luidonnent la rigidité nécessaire.
Au-dessus et en dedans de ce châssis sont boulonnées les fourchettes enfer forgé D qui reçoivent les coussinets d des essieux, et qui se relient deuxà deux, sur chaque face du wagon, par des tirants ou tringles horizontalésE, afin de les rendre solidaires et d’empêcher leur ouverture comme leurécartement.
Le tout repose sur quatre roues d’égal diamètre, dont les rayons sont enfer méplat, rivés entre eux et à la jante ou circonférence intérieure qui estenveloppée par le cercle ou bandage à rebord en fer dur et bien corroyé,