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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
du 4 e passage, elle peut être conduite par une jeune fille comme l’autre.Trois rubans derrière, sortant du 4 e passage, en forment un sur le devant ;de là les pots sont dévidés sur un dévidoir entre deux rouleaux en fontedont les rouleaux ont 5 mètres de circonférence, et font 100 tours par 1'.
Les rubans tombent dans un pot taré pour en faire une longueur déter-minée de 500 mètres, puis les pots sont pesés et passent à l’étirage ou6 e passage. Il y a douze pots tarés; lorsqu’ils sont remplis, on additionnele poids de tous, on divise le produit par 12, pour avoir le terme moyend’un pot, puis on multiplie le terme moyen d’un pot par 4, parce qu’il faut4 pots derrière cet étirage ; on obtient alors le poids d’une pesée ; en con-tinuant ainsi, et en faisant bien exactement les pesées de toutes les par-ties, on ne trouvera pas ou du moins très peu de variations aux réunionsà faire.
Les cylindres de ce défeutreur ont 0 m ,067 de diamètre et 50 cannelures.
Étirage a 4 têtes (6 e passage ). — On travaille à cette machine les potsqui sortent du défeutreur simple, après qu’ils sont pesés ; c’est une fille dequinze à dix-huit ans qui est chargée de la soigner.
Son système d’étirage est en tout le même que celui du n° 1.
Étirage a 6 têtes de MM. André Kœchlin et C e (7 e passage). — Étiragede la machine 3,80. Le cylindre développe à la minute 15™,82 ; ses cy-lindres ont, d’un supporta l’autre, 0 m ,310 de longueur, les carrés ont0 m ,067et les collets 0 m ,030 ; ceux de devant ont 40 cannelures, et ceux de der-rière 36.
Cette machine travaille avec les pots sortant du 6' passage, six pots dederrière en donnent trois sur le devant ; elle fait 98,85 tours par minute.
MM. André Kœchlin et C e ont adopté également un étirage supplémen-taire dont la vitesse est de 137,73 tours et qui étire de 2,92.
La pression sur chaque rouleau de devant est de 60 kilog. II y a troisrouleaux.
Réunisseuse de M. Willeminot (8 e passage ). — Le cylindre de cettemachine fait 132 tours à la minute, elle étire 4,03.
Huit rubans derrière, produisent deux bobines par devant, elle prend lespots de l’étirage du 7 e passage, pour trame ordinaire, et pour chaîne outrame fine, elle prend les pots de l’étirage supplémentaire dont nous ve-nons de parler. Ce métier est destiné à donner un passage de plus auxlaines fines, pour mettre en tortillons, et à la laine qu’on destine pourchaîne (lorsqu’on la prépare pour mèche après être braie), ainsi qu'auxlaines fines pour trempe.
La réunisseuse est soignée par une femme, elle fait des bobines quipèsent 8 à 10 kilog. C’est sur cette machine que la laine commence à êtrefrottée.
Les cylindres de devant ont 0 m ,043 de diamètre et 56 cannelures ; ceuxdu milieu et de derrière ont O" 1 ,032 de diamètre et 45 cannelures. Lesfrotteurs ont 0 m ,018 de course.