Band 
Tome cinquième.
Seite
118
JPEG-Download
 

118

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

à ce que, quand le point de départ des deux échelles était le même, le manomètrede M. Richard accusait déjà une pression trop forte dune atmosphère 1/10 pour5 atm -,90 de pression totale, ou 4 atm -,90 de pression effective.

2° Que le point de départ de léchelle du manomètre de M. Richard se déplaceen peu de temps dune manière très-sensible. Quant au premier point, linexac-titude de linstrument croissant en même temps que la pression de la vapeur, tientprincipalement à ce que le tube de verre avait un diamètre intérieur plus petit quele tube en fer. Ni lun ni lautre tube ne sont exactement calibrés , et il ressort delensemble des deux tableaux, que le tube en verre notamment, a dans sa partieinférieure un diamètre un peu plus grand que dans les parties supérieures lediamètre est à peu près uniforme. Quant au second point, le déplacement de labase de léchelle est vraisemblablement à ce que leau versée dans les siphonssupérieurs contenait quelques bulles dair qui auront augmenté de volume avec latempérature. Quoi quil en soit, ce dernier vice nen est réellement pas un, ou nadu moins aucune gravité, puisquon peut à volonté vérifier et rectifier la positionde léchelle, en mettant les deux extrémités du tube replié en communication aveclatmosphère. Il nen est pas de même du premier. Nous estimons quil sera tou-jours extrêmement difficile de se procurer un tube de verre ayant exactement lemême calibre intérieur que le tube en fer. Il sera aussi difficile de se procurer destubes, soit enfer, soit en verre, qui soient exactement calibrés dans toute leurétendue. Cependant on peut, par un bon choix de tubes qui exigera des précautionsassez minutieuses, satisfaire à cette dernière condition avec une approximationsuffisante pour la pratique; on aurait alors un instrument suffisamment précis,en déterminant le point le plus élevé de léchelle, non par le calcul, mais par com-paraison directe avec un manomètre à air libre ordinaire. On diviserait ensuitelintervalle compris entre le point de départ et le point le plus élevé , en partieségales représentant des dixièmes datmosphère; linstrument ne serait ainsi entachéque des erreurs provenant du défaut du calibrage exact des deux tubes en fer et enverre, qui pourraient dailleurs être de diamètres inégaux entre eux. Mais toutesles fois quun tube en verre serait remplacé par un autre, il faudrait en mêmetemps changer léchelle en cuivre , ou du moins la vérifier de nouveau. Il est évi-dent que si léchelle du manomètre de M. Richard eût été ainsi faite empirique-ment , par comparaison avec un bon manomètre ordinaire, elle aurait eu toute laprécision nécessaire pour la pratique. 11 nous paraît dailleurs important que lonait des tubes soit en verre, soit en fer, dun calibre assez uniforme, pour quonpuisse ; jse contenter de déterminer ainsi par lobservation les points extrêmes de ladivision de léchelle, sans employer le même moyen pour les divisions intermé-diaires, parce que, dune part, la graduation que lon devra renouveler toutes lesfois quun tube en verre se cassera, sera ainsi plus facile, et que, dun autre côté, ilimporte davoir des divisions dégale étendue.

« Jai fait le voyage de Paris à Versailles sur une locomotive munie dun mano-mètre de M. Richard. Jai vérifié le point de départ de léchelle pendant la marche :j e me suis assuré que linstrument se comportait bien, quil sadaptait avec facilitéaux locomotives , sans gêner en quoi que ce soit les manœuvres du mécanicien etdu chauffeur, que ses indications étaient facilement lisibles. Les mécaniciens quejai interrogés à ce sujet nont aucune objection à faire à lusage de cet instru-ment. Ils en reconnaissent lutilité.

M. Verpilleux, de Rive-de-Gier , a adapté le manomètre de M. Richard aux loco-