PUBLICATION INDUSTRIELLE.
218
faire le vide dans l’intérieur de la chaudière, c’est-à-dire expulser tout l’airqu’elle renferme; à cet effet, il suffit d’y faire venir un jet de vapeur, parle tuyau F, dont on ouvre le robinet. Cette vapeur chasse l’air devant elleet l’entraîne par le tuyau J dans le condenseur, d’où il est enlevé par lespompes à air. Dès que le vide est fait, ce qui est facile à reconnaître par lemanomètre l', on ferme le tuyau E, et on ouvre le robinet du tuyau d’ali-mentation E', afin que le sirop contenu dans le réservoir où plonge ce tubes’élève dans la chaudière; quand on trouve que le liquide a atteint leniveau habituel, on ferme le robinet G', puis on fait arriver la vapeur dugénérateur dans le serpentin et dans le double fond, afin de mettre leliquide en ébullition. Les vapeurs qui se dégagent pendant la concentra-tion du sirop se rendent par les mêmes tuyaux J et J 7 dans le condenseur,et sont enlevées au fur et à mesure de leur formation par les pompes à air.
Lorsque l’opération est bien suivie, l’ébullition doit avoir lieu à 55ou 60 degrés au plus; il est évident que plus le vide est fait dans lachaudière, plus l’évaporation a lieu à une basse température. Et commeles sucres sont d’autant plus beaux qu’ils sont cuits à un degré de cha-leur moins élevé, il faut évidemment porter toute son attention à bienmaintenir le vide. Pour cela il importe que tous les joints de la chaudière,des tuyaux et des accessoires soient faits avec beaucoup de soin, afind’éviter les entrées d’air. Nous avons dit, en décrivant les appareils deMM. Derosne etCail, que dans les appareils d’Howard bien construits,comme ceux de M, Louvrier, on obtient généralement un vide correspon-dant à 9 ccnt -5, hauteur de colonne de mercure; ce sont les appareils qui,avec ceux de MM. Derosne et Cail, donnent le vide le plus parfait.
M. Louvrier-Gaspard nous a dit qu’avec une chaudière close de 2 mètresde diamètre, comme celle que nous avons représentée pl. 16, on pouvaitfacilement cuire 18,000 à 20,000 kilog. de sucre par jour.de 12 à 14 heures,ce qui correspond à 1,800 on 2,000 pains.
Pour terminer, nous donnons ci-dessous, d’après une brochure publiéeen 1845, par M. Degrand, les résultats de calculs et les comparaisons quecet ingénieur a établis entre son appareil et l’appareil d’Howard.
APPAREIL HOWARD (1).
« Un appareil Howard, dans ses condi-tions normales, pour opérer sur 290 hecto-litres par jour, vaut. 12,500 fr.
Sa machine motrice, ses pom-pes à air et tuyaux d’agencement. 6,500 »
Ajoutons à ce prix les autresdébours qu'entraîne l'établisse—
A reporter. 19,000 fr.
(tj Dissertation sur l’évaporation des li-quides sucrés, pag. 13 et suiv.
APPAREIL DEGRAND (1).
« Proportionnellement, nous évalueronsla chaudière close de l’appareil Degraud etses accessoires, à. 8,000 fr.
En ce qui concerne les pompesà air nous avons dit que l’appareil
A reporter . 8,000 fr.
( 1 ) Dissertation sur l’évaporation des li-quides sucrés, pag. 18 et suiv.