PUBLICATION INDUSTRIELLE,
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En partant de cette donnée, de 1/4 de millim. d’avancement à donner àla lame par chaque tour de la pièce, on pourra facilement déterminer lavitesse à donner à la vis de rappel, et par suite quel devra être le pas decette vis. Et d’abord, prenons les dimensions adoptées sur la machinepour les poulies et les engrenages qui doivent faire mouvoir la vis ; noussavons que les deux poulies u et u' tourneront avec des vitesses en raisoninverse de leurs diamètres; par conséquent, lorsque la plus petite %' fait1 tour, la plus grande u n’en fait que
13/42 ou 0,31.
De même, le rapport de vitesse entre la roue U et le pignon v , qui lacommande, est égal à 12/70 ou 0,17.
Donc, pour une révolution de l’arbre du tour, l’axe V ne fera que
0,31 X 0,17 = 0'- 0527.
Et si l’on admet que la gorge de la poulie o soit égale à celle de la pouliex, qui lui transmet son mouvement, nous pouvons dire que la vis de rap-pel Q ne fera que 0,0527 de révolution par chaque tour de la pièce, ou bien1 révolution pendant que celle-ci en fera 1 t 0,0527 = 19.
Par conséquent, si la lame ne doit avancer que de 0,25 miu - par révolu-tion de la pièce, son avancement, au bout de 19 tours de celle-ci, sera de
0,25 X 19 = 4“»'-75.
Le pas de la vis de rappel ne doit donc être que de 4,75 milL . Celle dutour, représenté pl. 19 et 20, porte 5 milL de pas.
On pourrait ainsi aisément déterminer le temps qui serait employé àl’alésage d’une pièce donnée, à partir du moment de la mise en train.
Avec une telle disposition du mouvement appliquée au tour, on al’avantage de faire un alésage beaucoup plus régulier, plus précis quelorsque la vis de rappel est conduite par la main de l’homme; on écono-mise cette main-d’œuvre, et un même ouvrier, intelligent et travailleur,peut aisément conduire deux ou trois tours semblables, n’ayant à s’occu-per que du centrage des pièces, de leur mise en place, et à régler ou àaffûter les outils.
Alésage des trous coniques. — Pour aléser des surfaces coniques surun tour ordinaire, comme celui dont nous nous occupons, on se sert d’unetroisième contre-poupée en fonte R (fig. 1 et 2 ), tout à fait pareille à laprécédente Q, et qui, comme elle, est munie de coussinets en fonte et àrebord n". Dans ces coussinets est ajusté un porte-lame cylindrique enfer S, dont un bout est quarré pour recevoir la clé r, qui doit l’empêcher de