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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

reü pour une première fois, on est réellement étonné des mouvementsqui seffectuent seuls, avec une harmonie parfaite, sans quon y touche ; onsuit la marche lente et régulière de la pièce, que loutil attaque et surlaquelle il enlève des copeaux qui se succèdent ; puis tout à coup, elle sar-rête un instant très-court, pendant lequel le burin fait un demi-tour, etsavance en même temps transversalement, dune très-faible quantité, afinde ne pas se trouver en contact avec le sillon quil vient de tracer. La piècese met de nouveau en marche , mais en revenant alors successivementavec la même vitesse, avec la même régularité que précédemment, commesi rien nétait changé, pour continuer ainsi jusquà ce que toute sa surfacesoit dressée.

Le talent de louvrier, avec un tel instrument, ne consiste pas dans lamanière de le conduire, mais seulement dans le mode de forger le burin,de le tremper, de laffûter, de lajuster dans sa boîte, et dans les moyensd'assujétir la pièce sur le chariot, pour que la surface à dresser ne sedéforme pas après le rabotage. Quun ouvrier intelligent sache donc bienpréparer ses outils, et monter les pièces, la machine fait le reste, avec pré-cision, régularité et promptitude.

DISPOSITION GÉNÉRALE DE LA MACHINE.

PLANCHES 21 , 22 ET 23.

Bâtis principal de la machine. Le bâtis de cette machine estdisposé comme le banc dun tour parallèle ; il se compose dune seule piècede fonte A dont les deux joues verticales et parallèles sont non-seulementtrès-épaisses, mais encore renforcées par des nervures intérieures a, pla-cées à égale distance. Trois pieds en fonte B, de peu de hauteur , élèventle banc au-dessus du sol ; ils reposent sur de larges dés en pierre que lona presque complètement encastrés dans le terrain affermi de latelier, etdes boulons à écrous, qui traversent des oreilles c, venues de fonte à lin-térieur du banc, lassujétissent solidement sur ces trois pieds. ( Voyez lacoupe longitudinale, fig. 12, pl. 23.)

Comme dans certaines machines, on a pratiqué sur les parties saillantes 6,qui surmontent les deux côtés du banc, dans toute leur longueur, des rai-nures angulaires, dont la section présente la forme d'un trapèze à bases hori-zontales , surbaissé dun rectangle de peu de hauteur, comme le montrentbien la vue de bout (fig. 1), et la coupe transversale (fig. 2, pl. 21 ).

Chariot qui porte la pièce a raboter. Ces rainures longitu-dinales reçoivent les appendices d de même forme et fondus avec le longchariot horizontal C, sur lequel on doit assujétir les pièces à travailler.