PUBLICATION INDUSTRIELLE.
221
taie fig. 13, pl. 23); ainsi cette poulie et le pignon F" tournent toujoursdans le même sens, puisqu’ils sont solidaires. Contre la poulie H", est uneseconde poulie H, de même diamètre, mais plus étroite et qui est folle surl’axe ; enfin, à l’extrémité de celui-ci est fixée une troisième poulie H' entiè-rement pareille à la première : ces trois poulies sont toujours com-mandées, mais alternativement, par la même courroie h que l’on voiten élévation (fig. 3, pl. 22). Or il est aisé de concevoir que, lorsque cettecourroie se trouve sur la poulie IF, par exemple, l’axe G avec lequel elle faitcorps, tourne et entraîne dans son mouvement le pignon F', qui alors com-mande la roue F, et par suite la vis de rappel peut ainsi faire marcher lechariot dans une direction ; pendant ce temps le pignon F" et sa poulieH" tournent librement et en sens contraire, et la poulie folle plus étroiteH peut obéir successivement au mouvement des deux premières, suivantqu’elle se trouve plus ou moins entraînée par l’une ou par l’autre. Si lacourroie motrice passe de la poulie H' à celle IF', elle opère immédiate-ment le mouvement rétrograde du chariot C, parce qu’alors c’est lepignon F" qui commande la roue F; l’autre pignon F' devient libre, ettourne en sens opposé avec l’arbre G et la poulie IF.
On voit donc qu’il suffit, pour déterminer le changement de directiondu mouvement de la pièce à raboter, de faire passer successivement lacourroie de la poulie H / à celle H" et réciproquement ; celle du milieu Hne sert que d’intermédiaire : on l’a faite plus étroite que ses voisines, afinque la courroie, qui est un peu plus large qu’elle, commence, au momentde la transposition, à être en contact avec la poulie qu’elle doit embrasser,quand elle n’a pas encore tout à fait abandonné celle qu’elle est sur le pointde quitter. Le mécanisme qui doit effectuer ce changement est réduit danscette machine, comme nous allons le voir, à sa plus simple expression. Ilconsiste, en effet, en une fourchette en fer courbée J (fig. 3, 4 et 5, pl. 22),formant un œil elliptique à la partie supérieure pour embrasser la largeurde la courroie, et assemblée à charnière à son extrémité inférieure à unechappe en fer i qui est appliquée contre le banc près des poulies. Cettefourchette est percée vers son milieu pour être traversée par le bout del’une des branches d’un levier coudé en équerre K, lequel est à douillepour s’ajuster sur un tourillon vertical fixé au support de fonte k. Lebout de la seconde branche de ce levier forme un bec rectangulaire engagédans une entaille faite exprès au bas de la douille mobile j. Or cettedouille s’ajuste et se fixe par une vis de pression sur la longue tringlehorizontale en fer L, qui est placée un peu au-dessus de l’un des côtésdu banc, et soutenue par deux supports de fonte U, dans lesquels elle peutglisser comme entre des guides ; sur cette même tringle sont ajustées deuxbagues en fer V l ", dont on peut régler la place et l’écartement à volonté,