FILATURE. 281
lesquels oscillent autour de l’axe horizontal s que l’on manœuvre à lamain.
On a vu , par les dessins et la description du métier représenté pl. 14et 15 qui précèdent, comment fonctionnent les différentes parties del’appareil; nous n’avons donc pas à y revenir. Nous allons nous attacherplus particulièrement aux détails du mécanisme des broches à engre-nages débrayants, pour lesquels M. Muller a imaginé successivement plu-sieurs dispositions ingénieuses.
DESCRIPTION DES DIVERS SYSTÈMES DE BROCHES A ENGRENAGES DÉBRAYANTSDE M. MULLER ( FIG. 7 A 2#, PL. 22 ).
Première disposition. — L’un des premiers systèmes proposés parl’auteur, et appliqué dans un grand nombre de métiers semblables aumull-jenny qui vient d’être décrit, est représenté à moitié d’exécution, surles détails (fig. 7 et 8).
On a déjà remarqué dans ce système que les roues d’angle ont forcé-ment des dentures divergentes, c’est-à-dire quelles ne concourent pas aucentre, à cause du prolongement même des broches qui descendent encontre-bas de l’arbre horizontal de commande.
La broche à est bien cylindrique depuis le collet jusqu’au pied; mais au-dessus du pignon l' qui y est ajusté libre, comme on sait, on l’a renfléesuivant une embase conique a', contre laquelle le bout de la douille dupignon, alésée sur la même forme, vient s’appliquer très-exactement.
Ces deux surfaces coniques adhèrent entre elles d’autant mieux quele pignon d’angle tend à se soulever, d’un côté, par l’effet de la pous-sée des dents de la roue d’angle, et surtout, d’un autre côté, par lapression du ressort à boudin r' qui, à sa partie inférieure, repose sur labague d’arrêt s', et à sa partie supérieure s’appuie sous la rondelle enfer i'.
Celle-ci est mobile sur la broche, et est entaillée pour recevoir le boutdu ressort ; elle ne sert qu’à éviter l’usure sur le moyeu du pignon, quandil tourne et fait friction. La bague d’arrêt peut glisser sur la broche, et s’yfixer par une vis de pression à la hauteur nécessaire, selon la tension quel’on veut donner au ressort; elle porte également une coche pour recevoirl’extrémité inférieure de celui-ci.
Le pignon d’angle l' a 18 dents, et la roue qui l’engrène en a 65, desorte que le rapport de vitesse qui existe entre ces deux engrenages estcomme 65 ; 18, c’est-à-dire que les broches tournent 65/18 ou 3,6 foisplus vite que l’axe horizontal de commande.
On a vu que l’arbre h (fig. 5 bis) qui transmet son mouvement à cet axe parla paire de roues droites F, E, qui sont dans le rapport de 106 à 36, porteune poulie à joues G (fig. 6), qui reçoit son action du mécanisme de ren-