PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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tionnent pas en même temps, mais bien alternativement, cet ouvrier a toutle temps nécessaire pour effectuer ce travail avec toute la régularité dési-rable , lors même que les réservoirs seraient multipliés et contiendraientune grande quantité de grain.
Le second ouvrier reste plus particulièrement dans le haut des maga-sins pour surveiller le moteur, les cribles et leurs ventilateurs, pour arrêterou mettre en marche tel ou tel élévateur, pour enlever les charançons, lespailles, les mottes de terre, qui au criblage se sont séparés du blé. On con-çoit encore qu’il n’est pas surchargé dans une telle besogne, qui ne se ré-pète qu’à des intervalles plus ou moins éloignés.
On peut donc dire que le service est extrêmement simple et facile, qu’ils’effectue avec la plus grande ponctualité, et que le blé, quelles que soientd’ailleurs sa qualité et sa quantité, sort de ces greniers après avoir été ma-nipulé, notablement amélioré. S’il était humide, il devient parfaitement sec;s’il était chargé de poussière et de charançons, il en est complètementdébarrassé. 11 acquiert une amélioration telle qu’il est tout à fait propre àla mouture.
Deux hommes suffisent pour la surveillance de 10,000 hectolitres.
AVANTAGES DU SYSTÈME HUART SUR LES AUTRES PROCÉDÉS.
La conservation et l’amélioration des grains étant, par ces nouveaux gre-niers, un problème parfaitement résolu, il reste à examiner s’ils sont réel-lement pratiques, manufacturiers, si leurs prix de revient ne seraient pastrop élevés, et si enfin on peut, sans crainte, engager les entrepositeurs etl’État à former des réserves sur un tel procédé.
Nous remarquerons d’abord que, comme on s’en est convaincu par ledessin et par la de-cription , les réservoirs sont d'une construction extrê-mement simple et économique, les appareils accessoires comme vis, éléva-teurs, cribles, que l’on sait faire partout aujourdhui, sont aussi d’unegrande simplicité d’exécution; aussi M. Iluart, qui s’est bien rendu comptede tous les frais, pour des magasins de différentes dimensions, est con-vaincu que l’on pourrait aisément les établir à raison de :
4 à 5 francs par hectolitre de capacité pour la plupart des localités ;
Et de 6 francs au plus pour les villes où le bois et la main-d’œuvre sontd’un prix plus élevé.
Ainsi un grenier Huart capable de contenir 10,000 hectolitres de bléne reviendrait qu’à 40,000 francs, et au plus à 50,000.
Or, si l’on compare ces chiffres avec les prix des divers systèmes quiont été proposés, on se convaincra sans peine combien ils sont avanta-geux pour celui de M. Huart.
Suivant les documents que nous avons rassemblés sur ce sujet, noustrouvons que les deux silos construits vers 1819, à l’hôpital Saint-Louis ,et d’une contenance de 260 hectolitres, ont coûté 4,712 fr.;