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Dans l’intérieur de cette enveloppe est une espèce de seconde capacitéplus petite, qui doit former le foyer, et qui se compose de même d’unepartie verticale D, concentrique à la première , et d’une partie horizon-tale E, concentrique à la seconde, se terminant sur la même base, laquelleest ouverte pour recevoir la grille en fonte F; elle est en outre séparéepar une cloison double en cuivre G, dont l’intérieur est en communica-tion avec l’enveloppe, de telle sorte quelle est également pleine, quand onremplit d’eau tout l’espace libre existant entre les deux capacités concen-triques, ainsi que la bouteille ou le réservoir supérieur C.
Le remplissage ou l’alimentation peut se faire, soit directement par lesommet de cette bouteille, en la surmontant alors d’un bout de tube encuivre, terminé par un vase ou entonnoir, que l’on ferme ensuite par uncouvercle, soit, au contraire, à l’extrémité des tuyaux de circulation, quel’on surmonte également d’un bout de tube analogue, comme celui H,indiqué fig. 6 et 7 et muni de son entonnoir I, par lequel on introduitl’eau.
Dans ce cas comme dans le premier, celui-ci doit être assez élevé pourse trouver toujours au-dessus du niveau quand la chaudière est complète-ment remplie, ainsi que la bouteille C.
Les tuyaux de circulation sont également en cuivre rouge, formés dedeux grandes longueurs qui parcourent toute l’étendue des pièces à chauf-fer, en restant constamment l’un au-dessus de l’autre, quoique suivant unplan légèrement incliné qui va en montant, à mesure qu’ils s’éloignent dugénérateur. Le tuyau inférieur J s’adapte en a sur le flanc de la chaudière,un peu au-dessus de sa base, et celui supérieur K part du côté de la bou-teille en b pour se rejoindre avec le premier vers le coude où ils se réu-nissent tous deux. Le tuyau J est ce qu’on appelle le tuyau de retour,parce qu’il ramène constamment à la chaudière l’eau refroidie, qui en estpartie chaude en venant par le tuyau supérieur K.
Tout le monde connaît aujourd’hui la propriété de l’eau qui est échaufféedans un vase quelconque mis en communication avec des tuyaux dirigésvers des points plus ou moins distants : la portion la plus chaude tend sanscesse à s’éloigner du vase, tandis que la portion refroidie y revient.
Ainsi, dès que la chaudière est chauffée, comme on a le soin de la tenirconstamment pleine ( ce dont il est facile de s’assurer, en retirant le cou-vercle qui forme l’entonnoir I ), l’eau la plus chaude se tenant à la partiesupérieure s’élève dans le tuyau K, et chasse constamment devant ellel’eau moins chaude, qui se trouve naturellement refroidie par le contactde la pièce, à mesure qu’elle s’éloigne du générateur, et qui redescendalors par le tube inférieur J, par lequel elle est ramenée à la chaudière oùelle s’échauffe de nouveau.
Il s’établit donc ainsi une circulation continue, quelle que soit d’ailleursla largeur des tubes, comme aussi quelles que soient les capacités à chauf-fer et les hauteurs auxquelles on veut arriver.