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Tome neuvième.
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CHAUFFAGE DES SERRES .

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Dans lintérieur de cette enveloppe est une espèce de seconde capacitéplus petite, qui doit former le foyer, et qui se compose de même dunepartie verticale D, concentrique à la première , et dune partie horizon-tale E, concentrique à la seconde, se terminant sur la même base, laquelleest ouverte pour recevoir la grille en fonte F; elle est en outre séparéepar une cloison double en cuivre G, dont lintérieur est en communica-tion avec lenveloppe, de telle sorte quelle est également pleine, quand onremplit deau tout lespace libre existant entre les deux capacités concen-triques, ainsi que la bouteille ou le réservoir supérieur C.

Le remplissage ou lalimentation peut se faire, soit directement par lesommet de cette bouteille, en la surmontant alors dun bout de tube encuivre, terminé par un vase ou entonnoir, que lon ferme ensuite par uncouvercle, soit, au contraire, à lextrémité des tuyaux de circulation, quelon surmonte également dun bout de tube analogue, comme celui H,indiqué fig. 6 et 7 et muni de son entonnoir I, par lequel on introduitleau.

Dans ce cas comme dans le premier, celui-ci doit être assez élevé pourse trouver toujours au-dessus du niveau quand la chaudière est complète-ment remplie, ainsi que la bouteille C.

Les tuyaux de circulation sont également en cuivre rouge, formés dedeux grandes longueurs qui parcourent toute létendue des pièces à chauf-fer, en restant constamment lun au-dessus de lautre, quoique suivant unplan légèrement incliné qui va en montant, à mesure quils séloignent dugénérateur. Le tuyau inférieur J sadapte en a sur le flanc de la chaudière,un peu au-dessus de sa base, et celui supérieur K part du côté de la bou-teille en b pour se rejoindre avec le premier vers le coude ils se réu-nissent tous deux. Le tuyau J est ce quon appelle le tuyau de retour,parce quil ramène constamment à la chaudière leau refroidie, qui en estpartie chaude en venant par le tuyau supérieur K.

Tout le monde connaît aujourdhui la propriété de leau qui est échaufféedans un vase quelconque mis en communication avec des tuyaux dirigésvers des points plus ou moins distants : la portion la plus chaude tend sanscesse à séloigner du vase, tandis que la portion refroidie y revient.

Ainsi, dès que la chaudière est chauffée, comme on a le soin de la tenirconstamment pleine ( ce dont il est facile de sassurer, en retirant le cou-vercle qui forme lentonnoir I ), leau la plus chaude se tenant à la partiesupérieure sélève dans le tuyau K, et chasse constamment devant elleleau moins chaude, qui se trouve naturellement refroidie par le contactde la pièce, à mesure quelle séloigne du générateur, et qui redescendalors par le tube inférieur J, par lequel elle est ramenée à la chaudièreelle séchauffe de nouveau.

Il sétablit donc ainsi une circulation continue, quelle que soit dailleursla largeur des tubes, comme aussi quelles que soient les capacités à chauf-fer et les hauteurs auxquelles on veut arriver.