MACHINE A VAPEOR.
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Le nombre de tours par minute = 30
La pression moyenne est de 3 1/2 atmosph.
Elle ne consomme généralement pas plus de 28 à 30 kilog. par heure.
Une machine semblable, de la force de 4 chevaux, faisant marcher unmoulin à chocolat, du même constructeur, fonctionne également à Paris ,et donne de même des résultats très-satisfaisants. M. Farcot en a livréd’autres, de la force de 6 et de 8 chevaux, qu’il a montées à Orléans , àNantes et ailleurs.
REMARQUE IMPORTANTE
SUR LES MACHINES A VAPEUR A DÉTENTE VARIABLE.
Une observation essentielle que nous croyons devoir faire, en terminantce sujet, et qui peut être applicable à tous les systèmes de machines àvapeur, à détente variable par le modérateur ou par le moteur, c’est quele chauffeur doit veiller avec soin, chaque fois qu’il met sa machine enactivité, d’avoir dans sa chaudière la pression voulue, sans quoi il pourrabien marcher n’ayant jamais cette pression, et par suite brûler plus decombustible qu’elle ne devrait réellement en consommer. En effet, suppo-sons, par exemple, que la machine que nous venons de décrire, doive trans-mettre dans l’état normal, une puissance de 7 chevaux effectifs. Nousavons vu précédemment qu’on peut obtenir cette force avec une pressionde 2 1/2 atmosphères dans le cylindre, ce qui suppose 3 atmosphères auplus dans la chaudière, et en détendant de 1 à 2,5; mais nous avonstrouvé aussi qu’on l’obtenait de même en marchant à une pression de 3 1/2atmosphères dans le cylindre, ou 4 atmosphères au plus dans la chaudièreet en détendant de 1 à 5; or dans ce dernier cas, la dépense en combustiblen’est pas de plus de 2,54 kil., par heure et par cheval, tandis que dans lepremier, cette dépense est presque doublée. Ainsi, si le chauffeur encommençant sa journée, mettait en marche lorsque la vapeur dans sachaudière n’est encore qu’à la pression de 3 atmosphères au plus, la ma-chine réglant d’elle-même, par le modérateur, et devant transmettre l’effortde 7 chevaux ferait nécessairement placer les glissières de manière à mar-cher à une détente de 1 à 2,5 environ, et la dépense de vapeur étant pro-portionnée à cette détente, ferait maintenir le degré de pression à 3 atmos-phères dans la chaudière, sans s’élever plus haut. Le chauffeur qui neserait pas intelligent, voyant qu’il marche bien à cette pression, pourraitlaisser fonctionner sa machine dans cet état toute la journée, et le propr iétaire aurait dépensé pour le même travail le double de combustible qu’ilaurait dû consommer; tandis que s’il avait eu le soin, en commençant lajournée, de former sa vapeur à la pression de 3 1/2 à 4 atmosphères, lamachine se serait réglée à la détente de 1 à 5; il aurait produit le mêmetravail, avec moins de combustible.