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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
une série de quatre cylindres cannelés sur un même plan horizontal et pa-rallèles entre eux, sur lesquels passe un manchon ou cuir sans fin ; immé-diatement au-dessus est une série semblable de quatre autres cylindres dumême diamètre, également enveloppés d’un cuir sans fin; c’est entre cesdeux cuirs que les traits de laine sont conduits dans les pots, au fur et àmesure qu’ils sont enlevés des peignes. Par cette disposition les traits res-tent plus longtemps pressés, et il résulte une plus grande régularité dansle travail.
M. Vaizon, habile manufacturier d’Abbeville , vient d’importer en France une nouvelle peigneuse anglaise, qui paraît présenter des dispositions dif-férentes de celles que nous venons d’examiner. Autant que nous avons puen juger par un simple croquis à la main qui nous a été mis sous les yeux,cette machine se compose d’une chaîne sans fin qui est garnie de brocheset passe sur deux rouleaux parallèles dont l’un est situé dans un plan plusélevé que l’autre; des peignes viennent successivement agir sur ce peigneursans fin, et cherchent à imiter le travail des ouvriersqui peignent à la main,puis des cylindres enlèvent la laine au fur et à mesure qu’elle se trouvepeignée. Cette disposition paraît offrir l’avantage d’obtenir un peignagecontinu. L’importateur a demandé l’entrée en franchise de cette machinedont le prix est coté à environ 5,500 fr. prise sur les lieux.
Déjà on doit à M. Vaizon l’importation d’unepremière machine à peignerla laine, pour laquelle il a pris un brevet de dix ans en août 1837.
Le premier brevet qui a été pris en France pour le peignage de la lainedate déjà de 1814, il a été demandé pour dix ans par M. Rawle, de Rouen ,qui le céda en 1822 à M. John Collier. Cette machine à peigner a beaucoupd’analogie avec les cardes ordinaires, seulement la laine en sort en rubansau lieu d’être en loquettes.
Plus tard, en 1825, MM. Paturle et Seydoux, de Paris , prirent aussi unbrevet d’invention de quinze ans. pour une machine à laquelle ils donnèrent lenom de Vcmdoise , et destinée aux peignages des laines. Ils prirent succes-sivement,enl826, deux brevets d’addition et de perfectionnement quiîsontexpirés avec le brevet principal. Cette machine n’est autre aussi qu’uneespèce de carde à tambour.
Vers la même époque, en juillet 1820, des filateurs constructeurs établisà Paris , MM. Arnaud Fournier et Westerman, obtinrent un brevet d’im-portation et de perfectionnement de dix ans pour un système de machinespropres à ouvrir, peigner, préparer et filer en toute longueur de fibres, lalaine, le lin, le chanvre, et autres matières filamenteuses. Ce brevet annulé,par ordonnance du roi, en mai 1835, est publié dans le tome 31 des brevetsexpirés. Il comprend quatre opérations successives ayant pour objet :
1° D’ouvrir et de peigner les matières filamenteuses, telles que la laine,le lin, le chanvre, les ctoupes, les déchets de soie;
2° D’étirer et doubler la matière provenant de la première opération