P Llil. IC AI ION INDUSTRIELLE.
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Depuis les braseros (1), qui sont les calorifères les plus anciens, et peut-être les plus économiques, mais aussi les plus dangereux et les plus insa-lubres, les calorifères ont subi de bien notables modifications qui en ontfait de véritables appareils faciles à conduire, et permettant de chauffer ungrand nombre de pièces à la fois (2).
Les calorifères des grands établissements, le plus souvent composés detuyaux cylindriques en fonte, scellés dans un fourneau en briques, sontgénéralement placés dans une cave ou une pièce spéciale construite à ceteffet. Leur construction varie beaucoup, mais ils consistent toujours en unappareil dans lequel le feu et le courant d’air brûlé sont en contact avecdes conduits renfermant de l’air qui s’échauffe et qui se répand ensuitedans les salles que l’on veut chauffer. Pour obtenir de bons résultats, ilfaut multiplier autant que possible les surfaces en contact avec la chaleurdu foyer, et s’arranger pour que la masse d’air qui passe dans les conduitssoit suffisante pour établir une circulation d’air dans les salles, de manière àfournir par heure 6 mètres cubes pour chaque personne.
Il serait trop long de donner ici une notice de tous les changements etde toutes les améliorations qui ont été successivement apportés à ces appa-reils par divers pyrotechniciens; ce sujet a d’ailleurs été traité d’une ma-nière bien étendue dans la nouvelle édition de M. Péçlet sur la chaleur;nous nous contenterons de décrire les calorifères représentés sur la pl. 36,que nous avons relevés chez M. Laury, qui est aujourd’hui l’un de nos pre-miers constructeurs dans cette partie, et qui a monté, pour l'exécution deces appareils, un établissement considérable que l’on peut, sans crainte,placer au premier rang.
DESCRIPTION GENERALE DES CALORIFÈRES
BEPKESENTÉS PLANCHE 36.
La lig. l ie , planche 36, est une coupe verticale , suivant les lignes 1-2des fig. 2, 3 et 4, d’un grand calorifère construit entièrement en fonte, etrenfermé dans un fourneau en briques ;
La fig. 2 est une coupe horizontale faite à la hauteur du foyer, suivantla ligne 3-4, fig. 1 ;
La fig. 3 est une seconde coupe horizontale, suivant la ligne 5-6 ;
Et enfin la fig. 4 est encore une section horizontale, faite au-dessus del’enveloppe en briques, suivant la ligne 7-8.
(1) Les brazeros sont simplement des foyers alimentés par du charbon et placés au milieu despièces même à chauffer. Ce système de chauffage paraît encore en usage en Espagne .
(2) Si on considère que l’on consomme en France plus de 200 millions de kilogrammes de combus-tible par année, et que le bois entre pour les 2/3 environ dans celte consommation, et la houilleseulement pour 1/3, on comprend sans peine que c’est dans ce pays qu’on a dû chercher à perfec-tionner les cheminées et les fourneaux, pour tirer du combustible le plus de chaleur possible, afin.decompenser en partie sa cherté. C’est en effet en France qu’ont été apportés les plus grands perfec-tionnements dans l’art du chauffage.