PUBLICATION INDUSTRIELLE.
499
On voit que la pression peut être, dans ce cas, de plus de 71 kil - par cent,quarré, en admettant que les matières à presser occupent toute l’étenduedu plateau : mais comme souvent les sacs ou les cabas qui les renfermentne prennent pas plus de 2800 à 3000 c< i-, la pression peut s’élever à près dudouble, soit 130 à 140 kil - par centimètre quarré.
Lorsque le pas de la vis est réduit à 0 m 02i, cette pression est encoresensiblement plus grande, aussi, dans ce cas, MM. Monier et Knight esti-ment que leur appareil peut exercer une pression de 450 mille kilogr,
Si l’on veut, maintenant, connaître la vitesse avec laquelle le plateaupresseur descend, en admettant que l’homme appliqué à la manivellepuisse lui faire faire 20 révolutions par minute, il suffirait d’établir la pro-portion :
20 : X : : 0,48 X 0,56 X 1,30 : 0,231 X 0,120 X 0,074.
D’où x = 0,1174.
C’est-à-dire que la vis de rappel ferait un peu plus de 1 /9 de révolution parminute; et comme son pas est de 0 m 028, on voit que le plateau presseurdescendrait pendant ce temps de :
0,028 X 0,1174 = 0 m 0033.
ou environ 1/3 de centimètre; et si l’on admet que l’homme puisse tourneravec une vitesse double ou de 40 révolutions par minute, la marche duplateau serait alors de 2/3 de centimètre, et pourrait s’élever à 1 cent, parminute, avec la vitesse de 60 tours de manivelle. Par conséquent, si onsuppose que ce plateau doive descendre de 0“40 pour parvenir à la fin dela pressée, on mettrait 40 minutes pour effectuer ce mouvement dans ledernier cas, 60 minutes dans le second, et 180 minutes ou 2 heures dansle premier, si on restait constamment appliqué pendant tout ce temps à lamanivelle montée sur l’axe du dernier pignon.
On peut encore obtenir une pression et une vitesse intermédiaire entreles plus petites et les plus grandes que nous venons d’examiner, en dégre-nantle 3 e pignon R, qui engrène avec la roue droite Q, et en plaçant lamanivelle sur l’axe l, de celle-ci, pour commander directement le pignond’angle. On obtient alors pour résultat un effort sur le plateau qui estplus de 7 fois 1/2 plus faible (soit 7,6) que dans le cas précédent, maisaussi une vitesse dans la marche de la vis et du plateau, de 7,6 fois plusgrande.
On comprend sans peine que , lorsqu’on doit opérer une pression con-tinue sur des matières qui deviennent successivement déplus en plus résis-tantes à mesure qu’elles sont comprimées, les ouvriers chargés de con-duire la machine doivent commencer par faire marcher la vis de rappeldirectement à l’aide des poignées du croisillon ; puis, lorsqu’ils ne peuvent