de la Suisse, 325
nage de ceux qui se pourrissent, ou de ceuxqui sont empoisonnés. Mr. de Haller dit,
„ que le caractère le plus commun pour„ dïttinguer les Champignons vénéneux,
„ c’estla tige creuse. Mais il y a de í’arbi-„ traire dans ce choix : la tige des meilleurs„ champignons se creuse dans leur vieil-„ lesse. Les Russes mangent les Champi-„ gnons que nous croyons les plus dange-„ reux, ceux-là même dont on se sert pour» tueries mouches. Ces peuples y ont re-» connu une qualité enyvrante fans avoir„ désappris à en faire usage. „ Au reste, cen’est peut être pas tant par ce que les Rus-ses ont i’estomac extrêmement robuste &à la faveur d’une longue habitude, qu’ilspeuvent manger impunément les Cham-pignons qui nous paroiíîènt les plus dan-gereux , que parce que le froid de leur cli-mat ou la nature du terrein les rend beau-coup moins mal-failans ; ce qui me le faitsoupçonner, c’est qu’un de mes parents,qui a vécu iongtems en Russie, m'aalh'iréqu’il avoit mangé très-souvent de tous leschampignons qui sepréscntoient indistinc-tement & íàns en être incommodé, quoi-qu’ils eussent toute l'apparence des cham-pignons les plus dangereux.
Pour traiter cet article important avectoute la clarté possible, nous allons donnerd’après Mr. de Haller, à qui ont doit