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son, estimé la perdrix d’eau douce.425.
. O. DE SERRES,
— ÊTYM . Wallon, trûtt; bourguign. truie ; dulat. tructa; grec, xp<ixrrjç, de xpcifeiv, manger:proprement le poisson vorace.
TRUITÉ , ÉE (trui-té, tée), adj. || 1° Qui ressem-ble à la truite. || S. m. pl. Les truités, famille depoissons. || 2° Se dit de chevaux dont le poil estblanc mêlé de noir et de bai, ou d’alezan, surtoutà la têto et à l’encolure. Cheval alezan truité. || Hse dit des chiens. Chien truité. || 3" Porcelainetruitée ou craquelée, porcelaine sur laquelle onapplique certaines couleurs en en fendillant lacouverte, afin que ces couleurs pénètrent dans lesfentes. ||4" Fonte truitée, espèce particulière defonte, qui présente l’aspect d’une fonte blancheplus ou moins tachetée de fonte grise. || B” S. f.Truitée , la cyprèe lynx, espèce de coquille uni-valve, genre porcelaine.
t TRUITELLE (trui-tè-T), S. f. TRUITON (trui-ton), s. m. Petite truite.
TRULLISATION (trul-li-za-sion), s. f. Terme d’ar-chitecture. Travail de diverses sortes d’enduits oude crépis fait avec la truelle.
— êtym. Lat. trulla, truelle.
TRUMEAU (tru-mô), s. m. || 1* Le sens an-cien, aujourd’hui oublié, est jambe. || 2° Terme deboucherie. Le jarret d’un boeuf, c’est-à-dire la par-tie qui est au-dessus de la jointure du genou.
Il 3“ Par assimilation du sens de jambe, en ma-çonnerie, partie d’un mur de face comprise entredeux baies de porte ou de croisée. |l Terme de me-nuiserie. Toute partie de menuiserie servant àrevêtir l’espace qui se trouve entre deux croisées,qu’il y ait ou non une glace. || 4" Parquet de glacequi occupe cet espace. Tous ces objets sont vingtfois répétés Dans des trumeaux tout brillants declartés, volt. Mondain.
— REM. On a dit trémeau. Les trémeaux [d’unefenêtre du petit Trianon ] ne faisaient que s’élever,et n’étaient pas joints par le haut, st-sim. 249,202.
— hist. xn* s. Quatre ribauz toz les trumiax[jambes] rostis, Garin, dans du cange, trumulieres.
Il nu* s. Ne vous i puis adroit tenir, Tant me faiteset tors et gauches De bras, de trumiaus et de han-ches, Et tant vous alés detortant, fa Rose, 8898 .
Il xv” s. Un trumel de mouton, du cange, ib. Pourung trumeau de beuf, seize deniers, fiibl. des ch.*• série, 1. 1 , p. 228 . Or a chaperons bons et beaux,Or a chauces et blans trumeaulx [caleçons], e.desch. Poésies mss. f 6i4.||xvi' s. Tremeaux, gi-goteaux, pieds de bœuf, paré, xui, 29.
— ÊTYM . Diez y voit l’allem. Trumm, qui signifiebout, morceau, tronc.
t TRUMPEAU ou TRUMPO (tron-po), s. m. Es-pèce de cachalot.
t TRUQUEUR (tru-keur), s. m. Terme populaire.Homme usant de trucs.
tTRUSQUIN (tru-skin), s. m. Voy. troussequin 2 .t TRUT (trul, s. m. Sorte de jeu de cartes,t TRYGON (tri-gon), s. m. Genre de sélaciensdans lequel on distingue : 1° le trygon paste-Raque, dit vulgairement pastenague et qui estla raie pastenaque de certains auteurs ; 2 ? le try-Kon lymne, que Cuvier regarde comme un doubleemploi du trygon pastenaque ; 3“ le trygon orbi-eulaire, appelé aireba et ajaroba par certains au-teurs, tandis que d'autres lui donnent le nom dePastenaque orbiculaire, legoarant.
TSAR (tzar) s. m . Nom que porte le souverainde la Russie .
-fTVM. Mot russe. La forme cxar est polonaise.îTSARIEN, IENNE (tsa-riin, riè-n’), adj. Quippartient au tsar. Sa majesté tsarienne, l’empe-reur de Russie .
t TSARINE (tza-ri-n’), s. f. Titre de l’épouse dusouverain de la Russie .
t TSAROW1TZ (tza-ro-vits’) s. m. Le fils, l’héri-tier du tsar.
• Êtym . Tsar , et le suffixe toits qui signifie néde, provenant de.
t. TU (tu), TOI (toi), TE (te), pron. pers. de laseconde personne du singulier et des deux genres.Il 1° Tu est toujours employé comme sujet. Tu l’asvoulu. Que demandes-tu ? Tu y étais. Tu nous par-leras. Cléanthis : Ahl ahl tu t’en avises, Traîtrede t’approcher de nous ! —Sosie : Mon Dieul qu’as-lu ? toujours on te voit en courroux, mol. Amph.“> 3 - Il Substantivement, le tu, le toi, l’action dejutoyor. M. de Bussy demande si Ton doit se tu-toyer en amour; et, après avoir dit que cela est
indifférent, il finit par ces vers : Le vous me paraîtplus galant; Mais je trouve le toi plus tendro,Dict.de Trévoux, Tu. Les poètes ont conservé le tu;et, en vers, cette licence a de la noblesse, parcequ’on paraît s’égaler à son supérieur, condil. Grap.n, 7. || 2“ Toi s’emploie comme régime direct. Qui■a-t-on voulu désigner? toi. Il veut vous voir, toi etton frère. Il n’y a que toi qui puisses le faire. Aide-toi, le ciel t’aidera, la font. Fabl . vi, 4 8. À ta fai-ble raison garde-toi de te rendre ; Dieu t’a fait pourl’aimer, et non pour le comprendre, volt. Jlenr.vu. || Comme régime indirect ou comme régime depréposition. Je compte sur toi. On a parlé de toi.C’est par toi que cela se fera. À qui a-t-on vouluparler? à toi. Ton maître te fait signe, et veutparler à toi, mol. l’Ét. 1 , 10 . Figure-toi Pyrrhus ,les yeux étincelants, Entrant à la lueur de nospalais brûlants, rac. Andr. ni, 8. |l 3* Par abus etpar oubli de l’ancienne langue, toi est employécomme sujet dans certains cas déterminés. || IlTest, en jonction avec un nom, ou avec un autrepronom. Ta sœur et toi, venez nous voir. Nul autreque toi n’aura l’héritage. Personne que toi n’estsi bien placé. || Il Test dans les réponses. Qui serachargé de cette besogne ? toi. || Il Test devant lepronom relatif. Voudrais-je t’affliger, toi que j’aimetant? Que répondras-tu à cela, toi qui.... Et toi,soleil, et toi qui dans cette contrée Reconnaisl’héritier et le vrai fils d’Atrée , rac. Iphig. v, 4.0 toi, qui vois la honte où je suis descendue, Im-placable Vénus, suis-je assez confondue 1 m. Phè-dre, n, 2. Toi, qui prévois tout, lui dit-il [Louis XI ,à un astrologue], quand mourras-tu? duclos, (Eut),t. m, p. 346. || Il Test par réduplication. Toi, tu ose-rais le défier! Toi, tu soutiens telle opinion, et moitelle autre. || Elliptiquement. Toi me trahir! faireune bassesse, toi I serais-tu capable de me trahir,de faire une bassoeee? Pourquoi faut-il encorque ma main trop timide Reconnaisse un amidans les traits d’un perfide! Qui? toi? tu me tra-his? lafosse, Manlius, iv, 4. || Il Test par opposi-tion avec un nom ou un autre pronom. Toi etmoi nous irons ensemble. Toi et ton frère, quefaites-vous aujourd’hui ? Toi et lui, vous êtes deuxfripons. || Il Test avec c’est, c’était, etc. Le jeunehomme s’émeut, voyant peint un lion : Ah ! mons-tre! cria-t-il, c’est toi qui me fais vivre Dans l’om-bre et dans les fersl la font. Fabl . vm, 4 0. C’esttoi dont l’ambassade à tous les deux fatale.... rac.Andr. v, 3. || Toi joue aussi quelquefois le rôled’un substantif. La première chose que je lui re-proche [à un portrait], est de te ressembler et den’être pas toi, d’avoir ta figure et d’être insensible,j. 1 . rouss. Hèl. 11 , 26 . )) 4° Te s’emploie commerégime direct. Je veux bien t’attendre. Je te croisun peu fourbe. Pourrais-tu te résoudre à me quit-ter ainsi? mol. l’Ét. 1 , 40. Je devrais sur l’autel oùta main sacrifie Te.... mais du prix qu’on m’offreil faut me contenter, rac. Ath. v, 6. || Comme ré-gime indirect. Je te le promets. ...S’il fallait con-damner Tous les ingrats qui sont au monde, X quipourrait-on pardonner? Toi-même tu te fais tonprocès.... la font. Fabl . x, 2 . Je te les vais mon-trer l’un et l’autre à la fois, rac. Ath. v, 6. || Il t’estparent, voy. leur. || L’e de le s’élide devant une hmuette ou une voyelle. Tu t’honores par cetteconduite. Ne t’amuse pas en chemin. || B" Toi-même, voy. même. || Substantivement, un autre toi-même, voy. même. |j 6” Familièrement. Être à tu età toi avec quelqu’un, être assez intime pour letutoyer et en être tutoyé.
— UEM. 1. Lorsque toi se trouve après la se-conde personne de l’impératif et qu’il est suivi deen ou de y, on élide oi, on met une apostrophe, eton joint par un trait d’union t’au verbe. Informe-t’en. Fais-t’en donner la moitié. Va-t’en. Garde-t’enbien. Mets-t’y. Jette-t’y. Accroclie-t’y. J’en goûteraidésormais, attens-t’y, la font. Cuv. Un seul ser-ment suffit à la vie d’un homme : tu en as déjàprêté un, tiens-t’y, ch. de bernard, le Gentilhommecampagnard, 11 , 28. || 2. Il ne serait pas incorrectde dire : mets-y-toi, jettes-y-toi. Mais on évite cesfaçons de parler peu usitées. f| 3. On a prétendu quel’usage n’admet pas t’y avec les verbes en ier.Cela n’est pas exact; on peut dire : réfugie-t’y,
fie-. “ " . —*
d
et on l’y joint par un traittire-toi. Fais-toi donner la Bourse . || B. Avec l’impé-ratif, c’est toujours toi qu’on emploie, comme ré-gime soit direct, soit indirect. Cependant, quand ily a deux impératifs de suite, on peut remplacer toipar te dans le second : Approche-toi. et to mets
oeia n est pas exact; on peut aire : reiugie-i jr,fie-t’y. |l 4. Quand toi est régime indirect ou directd’un verbe à l’impératif, il se met toujours après,et on l’y joint par un trait d’union. Tais-toi. Re-
en ma place. I| 6. Te, régime direct ou indirect,se met immédiatement avant le verbe. Je t’aime.Je t’annonce cette nouvelle. Si le verbe a en outreun autre régime exprimé par le, la, les, te se metavant le, la, les. Je te le dis. Je te la recommande.Je te les annonce. Mais cette construction ne sefait pas avec me, avec vous, avec nous, avecleur; on ne dit pas : je te me recommande,mais : je mo recommande à toi. || 7. Ta sœur outoi, ta sœur et toi, vous aurez l’héritage. On peutaussi supprimer vous, et dire : ta sœur et toiaurez l’héritage. Même remarque avec ni. Nita sœur ni toi, vous n’aurez ou n’aurez l’héritage.
)| 8. Ton frère aussi bien que toi est digne delouange. On peut dire aussi : ton frère aussi bienque toi, êtes dignes de louange. || 9. La secondepersonne a deux pronoms pour .e singulier, tu etvous. Tu s’emploie dans la familiarité entre ca-marades, amis, parents, mari et femme, etc. Ils’emploie aussi en parlant à des enfants et quel-quefois à des personnes fort inférieures. Quelque-fois. au contraire il fait partie du style oratoire etpoétique, et c’est de lui qu’on se sert pour s’a-dresser aux personnages qu’on respecte le plus,aux monarques, à Dieu même. Ce tutoiement res-pectueux est un retour à l’antique manière deparler, où l’on ne disait pas vous à une seule per-sonne; et c’est cet archaïsme qui lui donne samajesté. Dans les traductions des auteurs anciens,il est d’usage aujourd’hui d’employer le tu; dansles traductions du xvii* siècle, on employait ladistinction moderne entre tu et vous. || 10. Dansl’ancienne langue, toi était toujours régime; etpartout] où nous l’employens comme sujet, nosaïeux mettaient tu : tu qui parles ; autre que tune l’auras, etc. Cela était la véritable construction ;car toi, représentant te, ne pouvait être sujet.
— hist. x* s. Tu douls [tu as douleur, en lat. do-tes] mult ad.... Fragm. de Valenc. p. 469. || xi*s. Jot’en muvrai un tel si grant contraire, Ch. de Roi.xx. || xn* s. Par toi commant [par le commande-ment de toi], Ronc. p. 47. || xm* s. Et que ton amisoit un autre toi, brun, latini, Trésor, p. 322. Quece bois ne te soit à tousjours mais liticre, Berte,xx. Tais toi, vieille, fait ele, n’en ferai rien porti, ib. lxxxix. Dist Primaut: je boif plus que tu,Ren. 34 64. || xt” s. Tu qui veulz aler par païs, Sixchoses te vueil enseignier, e. desch. Poésies mss.f° 66. || xvi* s. Approche toy, et te mets en maplace, marot, ur, 302. Qu’avois-tu, mer, à t’enfuirsoudain? id. iv, 324 . A ma dextre te sieds, id, iv,324. Qu’es-tu toy, archer ou picquier? amyot,Que la vertu se peut apprendre, s.
— êtym. Picard, ti, toi ; provenç. espagn. et ital.tu; du latin tu, tibi,te; grec, où; allem. du; angl.thou. Toi représente le latin te; la différence entretoi et te est la différence entre une forme accen-tuée et une forme enclitique.
2 TU, UE (tu, tue), part, passé de taire. Des se-crets tus longtemps.
TUABLE (tu-a-bT), adj. || 1” Qu’on peut tuer.Hé quoi ! mon père, la vie des jansénistes dépenddonc seulement de savoir s’il nuisent à votre ré-putation? je les tiens peu en sûreté, si cela est;car, s’il devient tant soit peu prpbable qu’ils vousfassent tort, les voilà tuables sans difficulté, pasc.Prov. vu. Autrefois on nous tuait pour cinqsous parisis.... nous étions la gent corvéable,taillable et tuable à volonté ; nous ne sommes plusqu’incaicérables, p. l. cour. Lett. 1 .1|2° Particu-lièrement, en parlant d’un animal domestique,bon à tuer. Voilà des poulets tuables. Un cochontuable.
— HIST. xvi* s. Ahl monsieur mon ami, le roiest perdu; il est tuable à ceste heure, p. de l’es-îoile, dans le Dict. de dochez.
t TUAGE (tu-a-j’), s. m. Action de tuer un ani-mal. || Prix que coûte le tuage.
TUANT, ANTE (tu-an, an-t’), adj. || 1" Fatigant,qui cause beaucoup de peine. S’il faut nous sé-parer, figurez-vous ma peine; Ce sera pour moncœur le coup le plus tuant, boursault, Fabl . d’É sope , 1 , 3. Il est vrai que c’est un métier tuantque ces excès de cérémonies et de civilités, sév.29. La seconde cause de son agonie [de Jésus],c’est la douleur qu’il ressent des péchés qu’il porte,douleur si tuante, si accablante, qu’elle passe in-finiment l’imagination, boss. Serrn. 4 "serm. sur laPassion, 4 .11 2” Importun. En vain à passer je m ap-prête, Pour fuir leurs persécutions; Leur tuanteamitié de tout côté m’arrête, mol. Amph. n, 7.Rien n’est plus tuant que ces loueurs do profes-