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UTR
(■ XJTINET (u-ti-né), s. m. Maillet du tonnelier.Il Escabeau de la dentellière.
t ÜT1 POSSIDETIS (u-ti-po-ssi-dé-tis’), s. m.Mots latins qui s’emploient surtout en diplomatiePour dire : comme chacun possède. La base dutraité fut l’uti possidetis, c’est-à-dire que chaquepuissance conserverait ce dont elle était en pos-session.
— hist. xiv* s. Action de nouvelleté, commevous tenez, que les clercs appellent uti posside-tis, bouteiller, Somme rural, titre XXVII , p. II'*,dans LACURNE.
— êtym. Lat. uti, comme, possidetis, vous pos-sédez. Uti possidetis est le commencement de laformule de l’interdit qui répond en droit à notreaction possessoire. Uti nunc possidetis, quominusita possideatis. vim fieri veto, gaiüs, iv, Instit.§160.
UTOPIE (u-to-pie), J. f. Il 1- Pays imaginaire oùtout est réglé au mieux, décrit dans un livre deThomas Morus qui porte ce titre. Chaque rêveurimagine son Utopie (avec majuscule). || 2" Fig.Plan de gouvernement imaginaire, où tout estparfaitement réglé pour le bonheur de chacun,et qui, dans la pratique, donne le plus souvent desrésultats contraires à ce qu’on espérait (avec uneminuscule). Se créer une utopie. De vaines uto-pies. || Projet imaginaire.
— hist. xvi* s. Finablement arrivarent au portde Utopie, distant de la ville des Amaurotes partrois lieues, rab. Pant. n, 24. La malice quehavons de Adam pour héritage s’est treuvée tous-jours à Geneve comme ailleurs.... si qu’il ne faultchercher ronds et entiers plaidoieurs qui par ca-villations ne prolongent les procez, sinon en utopie,bonivard, Ane. et nouv. police de Genève , p. 37.
— ÉTYM . Nom forgé par Thomas Morus de où,non, et ■côno ;, lieu, c’est-à-dire chose qui ne se ren-contre en aucun lieu.
t UTOPISTE (u-to-pi-st’), s. m. Celui qui croit àune utopie. || Créateur d’une utopie. || Celui quiPrend ses rêves pour des réalités. || On a dit uto-pien. Le zèle de nos modernes utopiens, rivarol,dans le Dict. de dochez.
+ UTRAQUISTES ( u-tra-kui-st’ ), ». m. Nomdonné à des sectaires de Bohême, qui regardaientcomme indispensable la communion sous les deuxespèces (sub utraque specie)', dits aussi calixtins.
t UTRICULAIRE (u-tri-ku-lê-r’), ad). || 1° Oui a'a forme d’un utricule. || Terme de botanique.Tissu utriculaire, tissu cellulaire des plantes.
Glandes utriculaires, petites loges qui ont laforme d’ampoules et contiennent un fluide aqueux;on les trouve à la surface de certaines plantes ;exemple :1a glaciale. || Terme d’anatomie. Glandesutriculaires, follicules du gros intestin ou du colde l’utérus dont l’extrémité en cul-de-sac est ren-flée. || 2“ S. f. Utriculaire, genre de plantes quisert de type à la famille des utriculariées; on ydistingue l’utriculaire vulgaire, commune dansles eaux stagnantes.
t UTRICULARIÉES (u-tri-ku-la-ri-ée), ». f. pl.Terme de botanique. Famille de plantes habitantles eaux douces stagnantes, voisines des scrofula-rinées.
f UTRICULE (u-tri-ku-T) , s. m. || 1" Terme d’a-natomie inventé par Boerhaave pour Ruysch .Petite poche. || Renflement du labyrinthe membra-neux de l’oreille. || Utricule prostatique, organe enforme de poche piriforme, situé sur la ligne mé-diane entre les deux canaux déférents, à la faceuréthrale de la prostate. || 2° Terme de botanique.Chacune des cellules du tissu cellulaire des végé-taux. || Petites outres pleines d’air servant à sou-tenir dans l’eau les feuilles et les racines dequelques plantes. C’est Malpighi qui avait donnéle nom d’utricules à la substance vésiculaire quiremplit les intervalles que laissent entre eux lesvaisseaux longitudinaux, bonnet, Contempl. nat.x, 26 . Ces grands utricules découverts par Malpi ghi et Grew [dans les parenchymes des feuilles],id. Lett. div. (Eut), t. xn, p. 436, dans poogens.|| Nom donné par quelques botanistes à certainesespèces de fruits. || Cavité remplie de fluide fé-condant que forme chaque grain de pollen. || Utri-cules mères polliniques, utricules mères du pol-len, les ovules mâles des phanérogames.
— REM. C’est à tort que quelques botanistes lefont féminin : Utricule primordiale, utricule azo-tée qui tapisse certaines cellules végétales et estappliquée contre leur paroi de cellulose.
— Etym . Lat. utriculus, dimin. de uter, outre.
f UTRICULEUX, EUSE (u-lri-ku-leû, leû-z’), adj.Terme de botanique. Qui est garni de petites ou-tres, comme les racines, les feuilles radicales etles rameaux des utriculaires.
f UTRIFORME (u-tri-for-m’), adj. Oui ressem-ble à une outre.
— Etym . Lat. uter, outre, et forme.
f UVAGE (u-va-j’), ». m. Glacis de terre cuite,qui forme l’encaissement d’une chaudière à sucre.
f UVA URSI (u-va-ur-si), s. m. Terme de bota-nique. Mots latins qui signifient raisin d’ours, etdont on se sert parfois pour désigner l’arbousierraisin d’ours (éricacées), arctostaphylos uva ursi.
t UVE (u-v’), s. f. Ovaire en grappe. La femelle[des poissons à ouïe] contient des uves, qui sontdes amas d’œufs renfermés sous une enveloppecommune, et qu’elle laisse tomber au temps dufrai, bonnet, Contempl. nat. xn, 27.
— Etym . Lat. uva, grappe de raisin, de mêmeradical que uvere, être plein d’humidité.
UVÉE (u-vée), ». f. Terme d’anatomie. Nomdonné autrefois tantôt à la choroïde, tantôt à laface postérieure de l’iris. || Aujourd’hui, le systèmede parties représenté par la choroïde, les procèsciliaires et l’iris.
— HIST. xvi” s. La 3” tunique appelée uvée,pour la similitude qu’elle a en couleur avec ungrain de raisin noir.... aucuns l’appellent cho-roïde, à raison qu’elle est tissue abondamment deveines et arteres, comme l’arriere-fuix ou secon-dine des femmes, paré, iv, o.
— ÉTYM . Dérivé du lat. uva, grain de raisin(voy. dve).
t UVÉITE (u-vé-i-t’J, ». f. Terme de médecine.Inflammation de la face postérieure de l’iris.
— Etym . Uvée, et la finale médicale ite qui in-dique inflammation.
f UVETTE (u-vè-t’), s. f. Genre de plantes coni-fères dont les baies sont douces et bonnes à man-ger. || Êphèdre ou raisin de mer.
| UVIFORME (u-vi-for-m’), adj. Qui a la formed’une grappe de raisin.
— étym. Lat. uva, grain de raisin, et forme.
t UVIQUE (u-vi-k’), adj. Terme de chimie. Acideuvique, synonyme d’acide tartrique.
t UVULAIRE (u-vu-lê-r’), adj. Terme d’anato-mie. Qui a rapport à la luette.
— Etym . Lat. uvula, luette, proprement petitgrain de raisin, dimin. de uva, raisin.
f UWAROWITE (ou-va-ro-vi-t’),s. f. Nom donnéà un minéral vert, trouvé à Bissersk, gouverne-ment de Perm en Sibérie , et qui est une espècede grenat.
f UXORIEN, IENNE (u-kso-riin, riè-n’), adj.Qui est du côté de la femme, en parlant de des-cendance. M. Meliaud veut obtenir des' avance-ments pour ses neveux uxoriens, d’argenson,Mém. t. il, p. 208 . || Latinisme inusité.
— êtym. Lat. uxor, femme mariée.
V
VA
YAG
VAG
V (vé, ou, suivant l’épellation moderne, ve),*• m. ||1« La vingt-deuxième lettre de l’alphabet. Onl’appelait autrefois u consonne. Un V majusculeUn petit v. || 2” Dans les chiffres romains V vaut5 ; VI, e; VII, 7 ; VIII, 8 ; IV, 4. Avec un tire!dans cette forme V, il signifiait cinq mille. || 3" Dansles observations météorologiques, signifie Vent.Il 4 ° Ternie de musique. Sut les partitions, indiquequelquefois la partie de violon. |l Signifie aussivolti, tourne. V. S. volti subito. || 5” V ou i, damles livres d’église, signifie verset. || 6" En termesfie libraire et d’imprimeur, V" signifie folio verso.H 7° Dans le commerce, v/c, veut dire votre compte,Il8“ V. A., Votre Altesse. V. E., Votre Excellence,etc. V. V. Vos. || 9° Terme d’anatomie. V lingual,nom donné à deux rangées de papilles qui sont suila langue et qui se rencontrent en forme de V.
— ETYM . Y latin, qui représente le f grec.
1. VA (va), 3” personne du singulier du présende l’indicatif du verbe aller. || 2 ” personne du sin-gulier de l’impératif. || Pour va-t’en, et va construiavec en et y, voy. aller, aux Rem. i et 4 . || Va-t’en voir s’ils viennent, voy. voir, aux Prov.
— êtym. Voy. vais (je).
2 . VA (va), s. m. A certains jeux, la bassette, bpharaon, ce qu’on met au-dessus do la vade. Sepet le va, etc. sept fois la vade; quinze et le vaquinze fois la vade. |] Au pharaon, paix de sept e
va, de quinze et le va, etc- manière de joue
qui consiste à plier une carte pour annoncer qu’onjoue sept et le va, quinze et le va, etc.
— ÉTYM . Va, 3* personne d’aller.
VACANCE (va-kan-s’), s. f. || 1 ” Temps pendantlequel une fonction, une dignité n’est pas remplie.La vacance du saint-siège. Chaque vacance dutrône est suivie d’une affreuse guerre civile,montesq. Esp. v, 14. || 2“ Au plur. Temps durantlequel les études cessent dans les écoles, dans lescollèges. Le temps des vacances. || Par extension.Vous êtes, vous ma fille, dans de véritables va-cances, vous faites un usage admirable du beautemps; dîner dans votre château est une choseextraordinaire, sév. 368. || Fig. Il me semblaitqu’il était ravi à Vichy d’être en vacances [séparéd’une mauvaise liaison], comme vous dites, sév.368. || U se dit aussi quelquefois au singulier : unjour de vacance. || 3° Temps, dit aussi vacations,où les tribunaux interrompent leurs fonctions. Jevous retire encore les vacances de la chambre del’Arsenal ; ils se sont remis à travailler au bout dequatre jours, sév. 408. Les vacances de la chicanefont partir bien des gens, id. 26 août 1676.
— ÉTYM . Lat. vacantia (qdicherat, Addenda),de vacans, vacant.
VACANT, ANTE (va-kan, kan-t’), adj. j| 1 ” Quin’est pas occupé, qui est à remplir. Maison va-cante. N’est un siège vacant au premier qui l’oc-cupe, régnier, Sat. x. Idoménée , persuadé par
Mentor , se hâta de distribuer les terres vacantes,fén. Tél. xii. Pour lui ôter [à Denis] l’ennui deson palais doré, le mettre dans mon tonneau va-cant depuis ma mort, id. Dial, des morts anc. (Dio-gène, Denis l’Ancien). || 2“ Fig. Il se dit des emplois,des places, des dignités. Le bénéfice n’était pasvacant, mais il n’était pas desservi; M. de la Ro-chefoucauld était en possession, mais il était enPoitou, retz, Mém. t. i, liv. u, p. 263, danspougens. Jules II ne déclara-t-il pas que, par sonexcommunication contre Louis XII , le trône deFrance était vacant, et qu’il le donnait au pre-mier qui pourrait s’en emparer? saint-foix, Ess.Paris , Œuv. t. iv, p. 326. Le moine Jacques Clé ment .... ne voulut entreprendre son saint parricideque lorsque soixante et onze docteurs eurent dé-claré unanimement le trône vacant et les sujetsdéliés du serment de fidélité, volt. Facéties, Pro-phétie de Sorb. Heureusement la place qui vousest promise n’est point encore vacante ; on auratout le temps de faire valoir vos droits si bienétablis, id. Lett. Damilaville , 23 nov. 1767. || Termede jurisprudence. Succession vacante, successionque personne n’a réclamée, ou à laquelle on arenoncé. || Curateur aux biens vacants, curateurétabli pour la régie et conservation des biens quin’ont point de propriétaire certain. || Ancienne-ment, cette compagnie est vacante, ce régiment[ est vacant, le grade de capitaine, de colonel n est
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