ACTION DU PHOSPHORE. o»
par les oxides : nous savons seulement qu’à la températureordinaire ou à celle de ioo à 200°, i° l’acide sulfuriquedécompose complètement tous les sels, excepté quelquesphosphates et arséniates qu’il fait passer seulement à l’étatde sels acides; 2° que les acides azotique, pliosphorique,arsénique, sélénique, décomposent également un grandnombre de sels dont les acides sont faibles ou moins puis-sans qu’ils ne le sont eux-mêmes; 3 ° qu’il en est de mêmedes acides chlorhydrique, fluorliydrique, bromhydrique,iodhydrique, suif hydrique et sélénhydrique; 4 ° enfinnous savons qu’à la chaleur rouge, les acides fixes, mêmeles plus faibles, peuvent décomposer tous les sels dont lesacides sont volatils par eux-mêmes ou capables d’être trans-formés en des produits volatils : c’est ainsi que l’acide bo-rique décompose les sulfites en dégageant leur gaz acidesulfureux, et les sulfates en transformant leur acide sulfu-rique en acide sulfureux et oxigène. (1)
(t) Ta réaction des acides ou des bases sur les sels, ou plutôt, si l’on veut,la décomposition réciproque des corps ne saurait être trop examinée : c’estce qui nous engagea joindre ici une note que M. Gay-Lussac a publiée à cesujet {Ann. deChim. et de Phys., xxx, 291). Voici comme s’exprime ce sa-vant chimiste :
* L’on est redevable à Berthollet de l’importante loi que les corps de pro-priétés analogues se déplacent mutuellement de leurs combinaisons, et que lesprincipales causes qui limitent la séparation sont la volatilité et l’insolubilité.Rcrthollet n’a peut-être pas développé suffisamment les conséquences de cetteloi ; mais il est facile de les pressentir dans chaque cas particulier.
” Lorsque deux acides agissent sur une basa et que le tout reste en dissolu-tion, la base se partage entre eux, non d’après leur quantité pondérable, maisd après le nombre de leurs atomes, et il ne semble pas que son affinité pourchaque acide ait en général une très grande part dans le phénomène. Il suffit,P°ur que le partage de la base ait lieu, que les acides, quelle que soit la diffé-® n ce de leur volatibilité ou de leur solubilité, restent dans la dissolution; carrs ds doivent se comporter comme s’ils jouissaient de ces deux propriétésau même degré.
Loncevons, par exemple, que l’on verse de l'acide nitrique en excès, suru chlorure de sodium; il y aura aussitôt dans le mélange de 1 acide hydro-