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Cinématique : principes fondamentaux d'une théorie générale des machines / par F. Reuleaux ; traduit . de l'allemand par A. Debize
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32 CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.

Autour de la planète P (fig. 2), se meut, par laction dune causequelconque, le satellite T, de telle sorte que son centre décrive, parrapport au point central de P, une circonférence dont le plan passe parle même point. Si toutes les conditions restaient constantes, ce mou-vement se continuerait indéfiniment, sansaltération. Mais, dès «quune force perturba-trice extérieure , sensiblement normale auplan du cercle, commence à agir sur le sa-tellite T, la trajectoire de ce dernier se trouvemodifiée. Pour empêcher quil en soit ainsi,il est nécessaire quune seconde force exté-rieure Q s , précisément égale et contraire àQ,, vienne aussi agir sur T. Si est égal à1 kilog., Q s doit être de même égalai kilog;si Q, sélève à 100 quintaux, Q 2 doit séleverégalement, daprès la même loi, à 100 quin-taux. La grandeur absolue de Q t est donc in-différente, et le seul point important est laconservation de léquilibre entre les forces qui agissent sur T etqui tendent à troubler le mouvement. Dans la nature, le maintiende cet état déquilibre, qui suppose la préexistence de causes deforce également réparties, est très-difficile à réaliser; les corps cé-lestes nen fournissent peut-être aucun exemple ; toutefois, malgréles difficultés évidentes qui sopposent à la réalisation de cet étal,il nous est toujours permis de ladmettre comme hypothèse.

Par un procédé tout à fait différent et beaucoup plus simple quecelui de la nature, nous arrivons au même but avec une machine.Pour communiquer aux points de la roue 11 (/ig. 5) un mouvementcirculaire, nous la munissons dun arbre composé dune matièrerésistante et terminé, à ses deux extrémités, A et 11, par des tourillonscylindriques tournés, dont les axes géométriques coïncident par-faitement; cet arbre est ensuite placé dans un double support L,fixé sur le sol, de telle sorte que les deux tourillons reposent dansdeux cavités, alésées exactement au môme diamètre. Dans ces con-ditions, si nous mettons la roue eu mouvement, au moyen dune ma^nivelle, chaque point de cette roue, situé en dehors de laxe géomé-trique des deux cavités, décrira une circonférence autour dun pointde cet axe.

Supposons maintenant quune force' latérale Q vienne à agir surla roue : si nous admettons que les matériaux dont sont formés la