SOLUTION GÉNÉRALE DU PROBLÈME DES MACHINES. 45
sont empêchés par d’autres corps, avec lesquels ils sont en contact ,d’exécuter des mouvements différents de ceux que l’on a en vue.Par conséquent, pour que le problème se trouve toujours résolu, ilest essentiel que ce contact subsiste sans aucune interruption, cequi implique certaines propriétés pour les corps qui doivent se tou-cher. Pour étudier de plus près ces propriétés, nous supposeronsd’abord que les corps soient parfaitement résistants, et nousn’aurons aucun égard à leurs masses ; en d’autres termes, noussupposerons préalablement résolues les questions qui se rapportentà la théorie et à la construction des machines, de telle sorte quenous n’aurons plus à considérer que les propriétés purement géo-métriques.
Cela posé, pour maintenir en contact, d’une façon continue, uncorps mobile A, de forme déterminée, avec un corps B en repos, ilconvient de donner à ce dernier une forme particulière. Pour trou-ver cette forme, il suffit d’amener le corps mobile A dans toutes lespositions successives qu’il peut occuper, par rapport à B, et detracer l’enveloppe de toutes ces positions. Si, par exemple, le corpsA est un parallélipipède (fig. 4), dont l’une des laces doit rester
Fig. i.
mm
constamment dans un môme plan, le corps B affectera la formed’un canal curviligne. La ligure géométrique sous laquelle doit seprésenter B se nomme la forme enveloppe de la figure mobile A.Le rôle que B remplit par rapport à A, A peut le remplir égalementpar rapport à B, c’est-à-dire que A est aussi la forme enveloppede B, ou, du moins, appartient, par tous ses points qui viennent encontact avec B, à la forme enveloppe de A par rapport à B ; il y adonc réciprocité.
Ces formes enveloppes réciproques peuvent, dans un grandnombre de cas, être réalisées matériellement. Si l’on entoure uncorps en mouvement d’une série de corps immobiles qui portent en