TOURILLONS, AXES, AItliRES.
Ordinairement ces anneaux sont mis à chaud, de manière à pro-duire un serrage très-énergique, par suite de la contraction due aurefroidissement. Toutefois, dans ces derniers temps, on est arrivé àréaliser ce serrage, au moyen de la presse hydraulique, sans êtreobligé de recourir au chauffage préalable de l’anneau ; l’applica-tion de ce mode de serrage a été étendu à plusieurs cas très-im-portants et a permis de remplacer ainsi, avec avantage, les an-ciennes formes en usage; c’est ce qui a eu lieu, par exemple, pourle calage des moyeux des roues de wagons de chemins de fer, celuides manivelles de locomotives et de leurs boutons, etc. D’une manièregénérale, ce dernier procédé se rapproche beaucoup du premier, eton peut admettre qu’il existe entre eux le môme rapport qu’entrela l’ivure à froid et la rivure à chaud. 11 convient, par suite, de nepas séparer ces deux systèmes et de les comprendre tous les deuxsous la désignation commune de joints forcés. Il semble également,d’après cela, qu’on est autorisé à leur consacrer une étude spécialeparmi les éléments de machines, ainsi que l’ont fait, du reste, quel-ques auteurs.
Considérés au point de vue cinématique, les joints forcésapparaissent comme devant être classés parmi les couples de cy-lindres ou de prismes (C) ou (P), avec cette particularité que, dansces assemblages, les corps se touchent avec une telle énergie que,sous l’action de forces ordinaires, les éléments conjugués se com-portent comme un corps unique et peuvent, dès lors, être utiliséspour la formation de membres de chaînes. C’est essentiellementau frottement produit par la pression duc au forcement qu’il con-fient d’attribuer la solidité de l’assemblage ; nous nous réservons,«lu reste, de revenir plus lard sur ce sujet.
§ 110 .
Tourillons, axes, arbres.
Dans la science de la construction des machines, le calcul destourillons de rotation de tout genre donne lieu à un développe-ment de formules assez considérable. Au sujet de ces tourillons semanifeste, dans une mesure assez étendue, la dualité dont il a étéquestion au paragraphe 2, puisqu’on a à tenir compte, d’une part,des forces sensibles et, d’autre part, des forces latentes. Au point de