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Tome sixième.
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100 MÉMOIRES DE IfAPOlilOJV.

nombre de corps avaient été créés, tant par lesgénéraux que par les administrations départe-mentales ; ils existaient sans quon le sût auministère. On disait à Dubois-Grancé : « Vouspayez larmée, vous pouvez du moins nous don-ner les états de la solde. Nous ne la payonspas.Vous nourrissez larmée, donnez-nousles états du bureau des vivres. Nous ne lanourrissons pas.Vous habillez larmée, don-nez-nous les états du bureau de lhabillement. Nous ne lhabillons pas. »

Larmée dans lintérieur était payée au moyendes violations de caisse; elle était nourrie et ha-billée au moyen des réquisitions, et les bureauxnexerçaient aucun contrôle. Il fallut un moisavant que le général Berthier put avoir un étatde larmée, et ce ne fût qualors quon put pro-céder à sa réorganisation.

Larmée du Nord était en Hollande ; elle ve-nait den chasser les Anglais . Sa situation étaitsatisfaisante. La Hollande, daprès les traités,fournissait à tous ses besoins.

Les armées du Rhin et de lIIelvétie souf-fraient beaucoup ; le désordre y était extrême.

Larmée dItalie , acculée sur la rivière deGênes , était sans subsistances et privée de tout.Linsubordination y était devenue telle, que descorps quittaient sans ordre leur position devant