GÈNES. - MASSÉNA.
i83
secours avait promis d’arriver était passée ; leconseil des Gaulois s’assembla sous la prési-dence de Vercingentorix; Crotogno se leva, etdit : « Vous n’avez pas de nouvelles de votre« armée de secours ; mais César ne vous en« donne-t-il pas tous les jours? Croyez-vous« qu’il travaillerait avec tant d’ardeur à élever« retranchements sur retranchements , s’il ne« craignait l’armée que les Gaulois ont réunie,
« et qui s’approche ? Ayez donc de la persé-« vérance, vous serez sauvés. » Effectivement,l’armée gauloise arriva, forte de 20,000 hommes,et attaqua les légions de César.
2 0 La proposition admise par le général Ott et l’amiral Keith , de permettre à la garnison desortir de la ville avec ses armes, et sans êtreprisonnière de guerre, n’était-elle pas aussiexplicative qu’une lettre même de Napoléonqui eût annoncé son approche ? Quand cettebase fut acceptée par l’ennemi, quand il insistapour que la garnison se rendît à Nice par mer,ne décelait-il pas la position critique dans la-quelle il se trouvait ? Masséna eût dû romprealors, bien certain que, sous quatre ou cinqjours, il serait débloqué ; par le fait, il l’eûtété douze heures après. Les généraux ennemissavaient l’extreme disette qui régnait dans laville-, ils n’eussent jamais accordé la capitula-