AFRIQUE . -BASSE-AFRIQUE. — SAHARA .
ou qu’il verse comme un fléau sur les pays voisins. Cesable est souvent mélangé de sel, qui forme çà et là unecroûte brillante à la surface du désert. La rareté des oasisrend la traversée du Sahel dangereuse et difficile ; néan-moins les caravanes de Tripoli , de Tafilett et de Maroc lefranchissent tous les ans pour se rendre à Timbouctou .
Le chemin le plus fréquenté est celui de Tripoli au Bor-nou. Au S. de Tripoli, les deux chaînes des monts Harouschséparent la côte des Syrtes de l’oasis du Fczzan, la plusgrande du Sahara . Entre le Fezzan et le^Bornou, le chemintraverse ou des vallons arides, ou des collines de roc nu,ou des oasis.
Dans le Désert de Lvbie , les plaines de sables sont rem-placées par de vastes étendues parsemées de pierres. L’ari-dité n’y est pas moindre que dans le Sahel . Vers l’orient,des lits horizontaux de rochers nus s’étendent à perte devue. On y voyage, pendant des journées entières, sans yrencontrer ni un vallon ni un grain de sable. Les oasis,plus nombreuses que dans le Sahel , y sont peu exposéesà l’envahissement des sables. Les plus grandes sont celles deÜar-Four et de hourdnfan, sur le prolongement oriental duBas-Soudan. On a réeemmentdéeouvert, dans le Kourdofan,le volcan de Kodahji. Lue ligne d’oasis traverse le désertdu S. au N., parallèlement à la vallée du INil ; une secondeligne, parallèle à la Méditerranée, va de l’Egypte au Fezzan .
‘ On y remarque l’oasis de Syouah où était autrefois le tem-ple d’Ammon (Jupiter).
La surface généralement horizontale du Sahara permetau vent alizé d’y régner comme en pleine mer. C’est à soninfluence qu’est dû, selon toute apparence , le mouvementdu sable vers l’O. Néanmoins, le désert a des vents quis’en échappent dans toutes les directions et dispersent despluies de sable dans toutes les contrées voisines.
Le Sahara emprisonne le Bas-Soudan , le prive de com-munications directes avec la mer et ne lui en laisse que par leQuorra , à l’O., dont quelques afflueus naissent dans les
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