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Description des eaux minéro-thermales et des étuves de l'Ile d'Ischia / par J.E. Chevalley de Rivaz
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nous occupe, semblent quelquefois bouillir par la grandequantité dacide carbonique qui sen dégage. Danciennesétuves, qui ne sont plus en usage de nos jours, se voyentau pied du rempart de lave qui surplombe ce lieu. Leaude Citara jouissait déjà dune grande célébrité dans lestemps les plus anciens, et lon croyait même que le nomquelle porte lui avait été donné parce quon avait bâtidans cet endroit un temple consacré à la Déesse de Cithère ;mais cest une erreur, comme la démontré mon savantami Ziccardi,dans les précieuses notes quil a jointes à lédi-tion italienne quil a publiée de ce travail, et dans lesquellesil est davis que ce nom vient plutôt du mot grec -«rv»»,medicamenlum conceplionem favens. La mer est pleine surcette côte décueils et de rochers. Autour du cap de lEm-pereur, qui est taillé à pic et fort élevé au-dessus du ni-veau de cette dernière, on en distingue particulièrementtrois, portant les noms de Pierre-blanche , Pierre-rougeet Pierre-noire. Le respectable professeur Delgiudicea faitune peinture aussi véritable quélégante de laspect soli-taire que présentent ces lieux, auxquels sembleraient serapporter les vers suivants du poète de Mantouc:

Jamque adeo scopulos Sirenum advecta subibat

Difficiles quondam multorumque ossibus alba ,

si je navais pas démontré dans ma relation du Voijage àCapri et à Pæstum , exécuté le 4 octobre 1845, à locca-sion du VII e Congrès des savants italiens, que cest seu-lement du cap Licoseque le divin chantre dJÈuée a vouluparler, et Homère a placé également le séjour des Si-rènes quUlisse réussit à éviter.