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Ainsi, la ïolation que j'ai l'honneur tle vousoffrir, Madame, est conséquente à toutes lesnotions qu’ou a prises dans l’histoire, à tousles principes des meilleurs écrivains politiques;et cette •conformité pourrait, auprès de quelquesesprits, me tenir lien des preuves les plus posi-tive^ Mais j’ai -raconté des anecdotes si parti-culières,, qu’on peut s’étonner qu’elles ayent étésues; et n’ayant pas droit d’exiger, -sur desfaits aussi graves, qu’on m’en croie à ma sim-ple parole, je dois cïjter et mes garans, et lesmoyens que j’ai eus de -m’instruire ; les voici.Dans un séjour de quinze mois à la cour deRassie, où j’étais à la suite du ministre plénipo-tentiaire de France, M. le baron de Breteuil,la confiance dont il m’honora n„e me laisse au-cun doute que je n’aie su les .mêmes choses qu'ila apprises ; et, par une position rare que sonhabileté Jni avait ménagée, il eut, après cetterévolution, la confiance de tous les partis: avantcette époque, il avait eu celle des deux premiè-res confidentes de l'impératrice. Ma positionpersonnelle dans ce pays m’y donna des liaisonsintimes avec des gens qui l’habitaient depuis 40ans, et qui, par état, y avaient les rapports
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