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Tome I.
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SECOND DIALOGUE.

moi. Mais une âme expansive change-t-elle ainsi de luncstinature, et se dctachc-t-clle ainsi de tout? Tous ses déjà stmalheurs ne viennent que de ce besoin d'aiincr qui quels idévora son cœur dès son enfance, et qui l'inquiété Dès

et le trouble encore uu point que , resté seul sur la ( lil

terre, il attend le moment den sortir pour voir beureu

réaliser enfin ses visions favorites, et retrouver, il cher

dans un meilleur ordre de choses, une patrie et pechoi

des amis. disi

Il atteignit et passa lâge mûr, sans songer à faire doute ides livres, et sans sentir un instant le besoin de a uroioi

cette célébrité fatale qui nétoit pas faite pour lui, hrusqu

dont il na goûté que les amertumes, et. quon lui eux daa fait payer si cher. Ses visions chéries lui tenaient ds paslieu de tout, et, dans le feu de la jeunesse, sa vive leurs IIimagination, surchargée , accablée d'objets char-tuants qui venoient incessamment la remplir, tenait 8 elou,)son cœur dans une ivresse continuelle qui ne lui ^latuii

laissoit ni le pouvoir darranger ses idées, ni celui Posilio

de les fixer, ni le temps de les écrire, ni le désir de 1,,,s so<

les communiquer. Ce ne fut que quand ces grands tllle 110

mouvements commencèrent à sapaiser, quand ses loppé.

idées prenant ont.' marche plus réglée et plus lente, même

il en put suivre assez la trace pour la marquer ; ce n>, ' H

fut, dis-je, alors seulement que lusage de la plume ^ nclui devint possible, et quâ lexemple et à linstiga- dans u

tion des gens de lettres avec lesquels il vivoit alors , débroi

il lui vint en fantaisie de communiquer an public ces a,| tre i

mêmes idées dont il sétoit long-temps nourri loi- ^ dotm

même , et qu'il crut être utiles au genre humain. Ce. < s P'' ra

fut même en quelque façon par surprise , et sans en i'ri-jug

avoir formé le projet, quil se trouva jeté dans cette mit