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Tome III.
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A M. DALEMBERT.

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de Vergennes , en 1782, et dontle récit est étrangerà lobjet de cette note , vint détruire toutes les insti-tutions populaires, ouvrage des derniers temps, etrétablit dans son entier le régime aristocratique, telquil existait en 1738. Les cercles furent défendus,on abolit les milices et les exercices militaires, ettous les citoyens furent désarmés. Dès ce momentil ny eut plus dobstacle à létablissement dun théâ-tre permanent à Genève . Pour lamusement des mi-litaires étrangers qui avoient pris possession de laville, le gouvernement avoit fait venir des comédiensqui restèrent après lédit de pacification. Bientôtlui-même fit construire pour eux un vaste et bel édi-fice, le même qui subsiste encore ; louverture decette nouvelle salle se fit le 18 octobre 1783.

Depuis la chute du gouvernement aristocratiquede 1782, arrivée en 1789, 1a comédie na existé etnexiste encore a Genève que dune manière passa-gère. Il y avoit sans doute défaut de justesse dans laproportion daprès laquelle Rousseau établissoit quela ville ne pouvoit fournir chaque jour, pour lesoutien de son théâtre, que quarante à cinquantespectateurs. Mais il est vrai de dire quen général,et encore actuellement,malgrélesnouveauxprogrèsdu luxe et de la richesse, les habitudes sociales et legoût du travail font que lempressement à jouir dece plaisir nest pas grand. La tragédie, qui intéres-seroit davantage les personnes instruites, en si grandnombre à Genève , est inaccessible. Insensible-ment donc, et sans que lautorité intervînt ou influâten aucune manière, lusage sest établi de navoir

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