234 PIE
leur grosseur, avait suivi ce qui se pratique pourles bâtimens, où cela est necessaire, et où il con-vient de donner plus de hauteur que de largeuraux pièces que 1 on pose horizontalement : c’estce que M. Parent a fait aussi connaître dans lesMémoires de l'Académie des sciences de 1708, oùil est démontré que la pièce la plus forte que l’onpuisse tirer d un arbre, pour porter, étant placéedans ce sens , doit être telle que le carré de l’unde ses côtés soit double de celui de l’autre côté ;ce qui revient à-peu-près au rapport de 7 à 5.
Il n’en est pas de même pour les pieux qui sontdestinés à porter de bout, quant à l’équarrissc~ment et à l’inégalité de leurs côtés.
Ces réflexions ne doivent cependant pas em-pêcher d’employer des pieux ou des pilots équar-ris, dans certaines circonstances. On place quel-quefois, par exemple, des pilots de cette espèceau pourtour extérieur des fondations , pour queles palplanches que l’on chasse entre ces pilots ,puissent leur être plus adhérentes.
On doit ôter l’écorce en entier, et laisser l’au-bier aux pieux et aux pilots, pour les parties quise trouvent sous l’eau.
L’c'corce ne donne pas de force au bois ; elleaugmente beaucoup le frottement par son épais-seur et son aspérité, lors du battage des pieuxou pilots , et empêche qu’ils ne prennent autantde fiches sous la même percussion.