2Q2 P O M
piston ferait un chemin inutile en montant et endescendant, ce qui diminuerait d’autant la quan-tité d’eau que la pompe aurait fournie si le pistonavait toujours adhéré à l’eau : or, la vitesse del’eau qui entre dans le corps de pompe , dépendde la longueur qu’on donne au tuyau aspirant ;plus il est court, plus la vitesse de l’eau est grande ;plus il est long , moins l’eau y coule vite.
La pompe foulante diffère de l’aspirante endeux choses : la première en ce que la pompeaspirante ne peut faire monter l’eau qu’à une hau-teur déterminée, et que la pompe foulante peutla pousser à telle hauteur qu’on veut, pourvuqu’on applique au piston la force nécessaire; se-condement, parce que la pompe aspirante ne peutse passer d’un tuyau pour aspirer l’eau, et quela pompe foulante peut jouer sans tuyau montant,et pousser l’eau en jet.
Il v a trois parties principales à considérer dansune pompe, les pistons , les soupapes et lestuyaux ; le frottement est très-nuisible au piston,et il en retarde considérablement le jeu. M. Daniel Bernoulli conseille, dans son Hydrodynamique,pour ô ter tout frottement, de lui donner un dia-mètre tant soit peu moindre que le diamètre inté-rieur du corps de pompe; mais ce moyen paraîtdéfectueux, parce que le piston cessant d’êtreadhérent au corps de pompe, doit laisser échap-per une certaine quantité d’eau. Ce moyen ne