RACE COTSWOLD.
seignemens précis sur l’époque el sur le mode de son importation. Elle estprobablement originaire des parties supérieures des comtés d’Oxford ou de War-wick, dont les anciennes races lui ressemblent par quelques caractères; et les mo-difications qui lui sont particulières peuvent avoir été principalement obtenues aumoyen du croisement. 11 est vrai que M. Marshall et quelques autres écrivainséclairés ont pensé que le mouton Colswold avait été de tous tems une race Longue-Laine, et qu’ils ont invoqué, à l’appui de cette opinion, l’impossibilité d’obteniraucun renseignement dans le pays même, sur le prétendu changement des races;mais chacun sait combien s’efface vite le souvenir de pareils faits, et des amélio-rations tout aussi importantes que celles qu’a pu produire l’importation du moutonColswold se sont accomplies dans toutes les parties du royaume sans qu’il ait étépossible de trouver, après un laps de tems très-court, la trace des moyens employéspour les accomplir. D’ailleurs, toutes les données que nous possédons sur l’histoirenaturelle du mouton ne permettent pas de supposer qu’un pays aussi récemment en-clos et cultivé que le Cotswold Hills puisse avoirentretenu, sur ses herbages naturels,une des plus grandes races de moutons de l’Angleterre, et lui avoir communiqué lafaculté de produire une laine longue. En résumé, nous croyons pouvoir admettreque cette race était originaire des plaines, et qu’elle a successivement pris la placed’une race plus ancienne, exactement comme cela s’est passé chaque jour, depuiscinquante ans, dans une grande partie des Iles-Britanniques .
Mais le mouton Longue-Laine des collines Colswold a lui-même subi, récemment,d’importantes modifications. Les animaux de cette race étaient autrefois plus volu-mineux, de formes plus grossières, et produisaient un poids de laine plus considé-rable que celui qu’ils donnent maintenant ; mais il y a soixante ans environ, la raceNew-Leicester, en se propageant dans les comtés du centre, fut employée au croi-sement des Cotswold aussi bien qu’à celui des moutons Longue-Laine du GIou-cestershire. Ce système de croisement devint si général, qu’au bout de quelquetems il ne resta peut-être pas un seul troupeau Cotswold qui ne fût plus ou moinsmélangé avec le sang New-Leicester. Il en résulta, comme partout ailleurs, unediminution dans le volume du corps et dans le produit en laine de la race préexis-tante, et une augmentation dans la délicatesse de conformation des individus de larace nouvelle. Toutefois, après vingt à trente ans, les éleveurs Cotswold commen-cèrent à craindre que leurs troupeaux perdissent trop en poids et en laine, et de-vinssent moins propres au climat de leurs collines. A partir de cette époque, ilscommencèrent à préférer la souche indigène, en sorte que, depuis quelques années,peu de croisemens ont été pratiqués, et la plupart des éleveurs cherchent à se rap-procher du type de leur race primitive.
Les modernes moutons Cotswold sont d’une taille un peu supérieure à celle des