ES TRAINS OU RADEAUX.
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Sur l’Yonne chaque couplage’ est ainsi conduit,par ses éclusées, jusqu’à Montereau , de mêmeceux de la Cure et de l’Armançon par les eaux deces deux dernières rivières qui affluent à l’Yonne .L’Yonne se jette dans la Seine , audit lieu de Monte reau ; alors il n’est plusbesoindes éclusées pour rendreles trains à Paris , parce que ce fleuve est toujours assezprofond pour leur navigation ; les trains, dans lesbasses eaux, n’étant flottés, au surplus, qu’à 1 4 ou16 pouces (36 à 40 cent.), peuvent y couler sans leursecours; néanmoins elles aident encore jusqu’à Paris ,une bonne éclusée des quatre rivières (*) donnant enSeine de 4 à 5 pouces d’eau (15 cent.).
Lorsque l’eau est favorable en mais, avril et mai,on fait quelquefois jusqu’à deux éclusées par jourpour l’écoulage des parts, mais régulièrement tousles dimanches et mercredis pour le coche d’Auxerre arrivant à Paris les jeudi et samedi de chaque se-maine, et à des heures tellement bien combinéespour les agents de flottage, que ces deux navigationss’en servent, mutuellement, sans se gêner ni l’uneni l’autre.
Les éclusées des deux rivières de l’Yonne et de laCure se réunissent, également, à une heure donnée,et au confluent de l’Armançon et du canal de Bour-gogne à une lieue trois quarts de Joigny en amont;elles forment, également, un ensemble de force et dedurée suffisant pour mettre à flot et en marche les