HAYON DE LA TERRE.
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outre , à propos des réfractions atmosphériques , d’autres im-perfections inhérentes à cette méthode, à laquelle on a substi-tué des procédés bien plus précis.
Figure de la Terre. — Toutefois cette première approxima-tion suffit pour montrer combien les irrégularités de la sur-face terrestre , les vallées profondes , les protubérances conti-nentales,les montagnes même qui nous paraissent si grandes,sont peu de chose en comparaison du globe tout entier. Laplus haute montagne de la Terre, le Ilhawalagiri (chaîne de l’Hi-malaya, en Asie), a 8500“ de hauteur ; c’est environ du rayonterrestre. En représentant la Terre par un globe de 74 centi-mètres de rayon, il faudrait donner à cette montagne unesaillie d’un millimètre. Quant aux massifs continentaux, leurshauteurs moyennes sont, d’après M. de Humboldl :
Europe. 200“
Amérique du Nord... 230
Amérique du Sud_ 340
Asie. 350
Afrique. ?
La profondeur des mers est probablement du même ordre degrandeur que la saillie des terres émergées; l’une et l’aulrc se-raient peu sensibles sur un globe de 74 centimètres de rayon.
On doit donc négliger ces irrégularités dans la constructiondes globes et des cartes géographiques; mais , lorsqu’on parlemathématiquement de la figure du globe terreslre, ne perdezpas de vue que c’est toujours de la surface régulière des mers*qu’il s’agit; il faut alors supposer celte surface idéalement pro-longée à travers les continents, dont la hauteur se comptetoujours à partir de ce niveau général. C’est encore sur merque l’horizon se dessine le mieux; quand le ciel est beau, l’ho-rizon paraît terminé par un cercle bleuâtre bien tranché, quilimite le ciel et le sépare nettement de la surface terreslre.
Au fond, le raisonnement qui vient de nous dévoiler la formesphérique de notre planète s’applique à tous les astres dont lediamètre est sensible pour nous. Si on est autorisé à dire que
’ Les mers occupent d’ailleurs près des trois quarts de la surface entièredu globe (lig. 45).