ROTATION DIURNE DE I,A TERRE.
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idéale dont 'nous avons parlé, sphère dont l’observateur estcensé oçcuper le centre et dont les points représentent les di-rections ou les perspectives des différents objets extérieurs. Ilsadmirent que les étoiles étaient effectivement de simples pointsbrillants fixés dans la concavité d’une sphère transparente, so-lide et tournant en un jour, sur un de ses diamètres, autourdu spectateur immobile. Tant qu’il ne s’agit que de représentergéométriquement les apparences, sans s’inquiéter de la réalitéphysique des mouvements, l’idée ancienne peut suffire, et,aujourd’hui encore, elle est utilisée dans la construction deces sphères célestes en bois ou en carton à l’aide desquelleson représente les étoiles et les apparences du mouvementdiurne.
Mais il y a d’autres astres que les étoiles; il y a le Soleil, laLune et les planètes qui doivent présenter des apparences ana-logues , et paraître aussi tourner en vingt-quatre heures , nonplus exactement, mais à peu près, autour de la Terre. Or cesastres sont bien plus voisins de nous que les étoiles; il a doncfallu , pour les faire rentrer dans le même système d’explica-tion, attacher chacun d’eux à une sphère particulière, concen-trique avec la sphère des étoiles, et tournant avec elle sous sonimpulsion. La sphère de cristal extérieure a été nommée lej premier mobile , parce qu’on supposait qu’elle entraînait lessphères intérieures, conductrices des planètes ; et tel est l’em-pire des mots que les astronomes disaient encore, il y a cin-quante ans, l'heure du premier mobile, pour dire l’heure régléesur la rotation journalière de la terre. Il est inutile de faireressortir une foule d’autres impossibilités de ce Vieux système;elles se présenteront assez d’elles-mêmes dans la suite *.
Après les apparences engendrées par le mouvement de rota-tion diurne de la Terre, il nous resterait à examiner celles quisont produites par son mouvement annuel de translation. Cette
* Ce serait un curieux problème de critique historique que de rechercherles motifs réels de sa longue durée. 11 y a trois siècles, les meilleurs esprits lesoutenaient encore de très-bonne foi ; ils rejetaient comme absurde la doc-trine du mouvement de la Terre; et cependant cette doctrine, si évidente au-jourd’hui, avait été proposée par les pythagoriciens avec une netteté parfaite.Ce long triomphe d’une erreur sur la vérité bien formulée laisse une impres-sion décourageante dans l’esprit.