3^ ESSAI HISTORIQUE,
la félicité publique et domestique. On apprendpar quelques unes d’elles, qu’il existait descollèges et des professeurs de diverses sciences.Pline abonde en détails fournis par les savansde l’Helvétie, sur les plantes, les animauxet les minéraux de leurs lacs et de leursmontagnes. Columelle , Varron , Virgile, Sué tone , attestent l’avancement rapide de leuragriculture, et le mérite des vins de la Rhétie ,ainsi que des fromages helvétiques. Parmi lesinscriptions philosophiques et religieuses , onremarque la suivante : Vixi utvivis ; morieris utsum mortuus : sic vita traditur : abi viator inrem tuarn (i). Ils avaient des temples dédiés ausoleil et à la lune (a) , et à tous les dieux del’Olympe. Ils adoraient le génie titulaire dechaque lac et de chaque montagne, et les es-
(i) Les vers suivans rendent la pensée sans être unetraduction :
Tous ces morts ont vécà ; toi aussi tu mourras ;
L’heure fatale approche, et tu n’y penses pas !
(?.) Les Helvétiens adoraient le soleil, première divinitédes peuples idolâtres j l’Être suprême s’appelait dans leurlangue Sunu ou Sonné. On voit encore à Avenches uneinscription romaine où Apollon est désigné comme legénie de l’Helvétie ; ils adoraient aussi la lune. Il est horsde doute , dit Macrobe , que la lune crée et forme lescorps mortels. Nec dubium est (juin ipsa (luna ) sit mor-talium corporum et aulor et conditrix.