Band 
Tome troisième.
Seite
193
JPEG-Download
 

DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. I. 193

F irésenter rien moins quune solution complète du problème de'intégration en général , nait pas été plus cultivée , et queson auteur soit le seul qui ait marché dans cette route. On aparlé avec éloge de cette méthode, comme dun des plus puis-sans efforts de génie analytique, et de courage à dévorer descalculs rebutans par leur complication et leur prolixité ; maispersonne ne la suivi dans la route quil a ouverte. Il y restetant dépines, et à dire vrai, Fontaine se mit toujours si peuen peine de les écarter pour ceux qui viendroient après lui,que personne na eu , ce semble, le courage dentreprendre lestables que sa méthode exigeroit. II paroît même quon est au-jourdhui persuadé quil en est de cette méthode comme decelle quil a donnée pour la résolution générale des équations ;méthode qui, au premier abord, promet les plus grands succès ,mais qui ne fait que changer la difficulté en une autre du memedegré. Jai beaucoup craint pendant un temps de me tromperdans ce jugement; mais jai vu depuis, par le nouveau Traitédu calcul intégral, du cit. Lacroix , que sa manière de pensersur cet objet est à peu près semblable.

Malgré la longueur déjà considérable de cet article , il napoint encore été question dune théorie intéressante et essen-tielle dans le sujet que nous traitons ; cest celle des intégralescomplètes , générales et particulières , sans laquelle on nauroit

3 ue des solutions imparfaites des questions que ces intégralesevraient résoudre. Nous allons donc donner ici une idée decette théorie.

On a déjà vu que lorsquon différencie une équation finie,composée de tant de variables quon voudra , et dune cons-tante , cette différentiation fait disparoître la constante , en sorteque lon na lintégrale complète dune différentielle du premierordre , quen y ajoutant une constante qui se détermine par lesconditions du problème. Il en est de même lorsquon différencieune première différentielle, celle dune des variables , commedx , est constante j ce qui est ordinaire : car alors ddx étant= o , le terme bddx , provenant de sa différentiation de bdxest nul, et la constante b disparaît. Il en sera de même dunetroisième constante, lorsquon passera à une troisième différen-tiation. Supposons , pour plus de clarté, la fonction z -=xax^H- bx 1 ex -t- d. La première différentiation donneradz = '6ax*dx -+- 2 bx dx cdx , la seconde produira ddz= 6axdx* ibdx 1 . La troisième donnera d'z = 6adx 3 ,et enfin, la quatrième réduira le tout à d*z = o. Ainsi voilàsuccessivement toutes les constantes de léquation disparues, etdire que la quatrième intégrale de </ 4 z est z seroit une grossièreerreur ; ce nen seroit quune intégrale très-incomplète. AyantTome 111. B b