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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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LE EUSSE A PARTS.

I.F. PARISIEN.

Jansénius... la bulle... ses mystères 11 .l)e deux sages partis les cris et les efforts,

Et des billets sacrés payables chez les morts 1 ,

Et des convulsions >, et des réquisitoires,Rempliront de nos temps les brillantes histoires.

Le Franc de Pompignan, par ses divins écrits kPlus que Palissot même occupe nos esprits 1 ;

Nous quittons et la Foire et lOpéra-Comique,

Pour juger de le Franc le style académique.

Le Franc de Pompignan dit à tout l'universQue le roi lit sa prose, et même encor ses vers.tJunivers cependant voit nos apothicairesCombattre en parlement les jésuites leurs frères 1 ;Car chacun vend sa drogue, et croit sur son paillerFixer, comme le Franc, les yeux du monde entier.Que dit-on dans Moscou de ces nobles querelles?

LE RUSSE.

En aucun lieu du monde on ne ma parlé delles.

Le Nord, la Germanie, jai porté mes pas,

Ne savent pas un mot de ces fameux débats.

LE PARISIEN.

Quoi ! du clergé français la gazette prudente 11 ,

Cet ouvrage immortel que le pur zèle enfante,

Le Journal du Chrétien, le Journal de Trévoux °,Nont point passé les mers et volé jusquà vous ?

LE RUSSE.

Non.

LE PARISIEN.

Quoi ! vous ignorez des mérites si rares !

LE RUSSE.

Nous nen avons jamais rien appris.

LE PARISIEN.

Les barbares!