ET DE PRUSSE. 71
mier succès fit que la France crut plus que jamaisau succès de la descente.
Les Anglais, qui s’étaient d’abord égayés surl’apparition des barques à l’embouchure des ri-vières, frémirent à l’aspect de la flottille de Bou-logne , et l’incrédulité moqueuse fit bientôt placechez eux à la crainte d’un danger réel.
Une flotte anglaise qui parut dans la rade deTorbay, où elle n’était point attendue et qui n’a-vait point répondu aux signaux de la côte, renditl’alarme générale. Le bruit de l’apparition desFrançais se répandit rapidement sur ce point.Les habitans effrayés abandonnèrent leurs mai-sons , et se sauvèrent jusqu’à plus de vingt lieuesdans les terres. Cette fausse alerte provoqua bien-tôt les mesures les plus violentes. Le drapeaurouge fut déployé sur toute l’étendue des côtesbritanniques, avec ordre de ne faire aucun pri-sonnier. Des signaux furent établis dans toutesles directions, afin que cinquante mille hommesarmés pussent se porter, dans le même temps etdans le plus court délai, sur le point qui se trou-