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CAMPAGNES d’aLEEMAGNE
Le maréchal Bernadotte, qui avait remplacé lemaréchal Mortier dans le commandement de l’ar-mée de Hanovre, avait eu ordre, dès les premiersjours de septembre, de se tenir prêt à marcherpour venir se lier à la gauche de la grande ar-mée, au moment où elle pénétrait en Allemagne.
Les troupes françaises, réunies dans le campde Zeist en Hollande, sous le commandement dugénéral Marmont, devaient former un corps, dontla force fût également désignée à ce général, quireçut en même temps l’ordre de remonter leRhin, afin de se joindre aux corps nombreuxqui marchaient sur l’Autriche.
En quittant l’électorat d’Hanovre, le maréchalBernadotte devait craindre une difficulté quela prudence et l’adresse pouvaient seules sur-monter. Il était important qu’il ménageât la sus-ceptibilité d’un prince qui avait de grands moyensde résistance, et dont les intentions ne parais-saient pas très favorables. Il était surtout essentielde ne pas engager une seconde lutte sur le terri-toire allemand, et d’éviter que la Prusse, ainsi