BUONAPARTŒ.
214 MACHIAVEL.
veau dans sa souveraineténouvelle, s’y est toujours for-mé une milice à lui (i). Noshistoires en fournissent d’in-nombrables exemples.
Mais quand un Prince ac-quiert un Etat nouveau qu’ilajoute à un autre État dont ilétait déjà en possession, etque ce nouvel État devientun membre de son ancienneprincipauté, alors il faut quece Prince le désarme, eu n’ylaissanlarmés que les hommesqui, dans son acte d’acquisi-tion, se sont ouvertement dé-clarés ses partisans ( 2 ). Maisencore ceux-là mêmes, tudois avec le temps, et en sai-sissant les occasions propices,affaiblir leurhumeur guerrièreet les rendre efféminés (5).En un mot, il faut que tu t’ar-ranges demanière que toutesles armes de ion État restententre les mains de soldats quin’appartiennent qu’à toi, etqui depuis long-temps viventdans tou ancien État et prèsde ta personne (4).
Nos ancêtres (Florentins ),
( t ) Impossible en ce momentpour eus ; et ce serait urgent.Mais ils gardent la mienne, pourqui je suis tout. E.
( 2 ) J’ai e u cette attention enItalie. R. C.
(3) Je les ai vus avec plaisirse dégoûter du service ; et jesavais bien que, passé le pre-mier février, ils s’en lasseraient.
R. G.
(4) Ne mettre pour garderles pays conquis que des régi-ments , de 1 attachement des-quels je sois sûr. R. G.