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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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BUONAPARTŒ.

214 MACHIAVEL.

veau dans sa souveraineténouvelle, sy est toujours for- une milice à lui (i). Noshistoires en fournissent din-nombrables exemples.

Mais quand un Prince ac-quiert un Etat nouveau quilajoute à un autre État dont ilétait déjà en possession, etque ce nouvel État devientun membre de son ancienneprincipauté, alors il faut quece Prince le désarme, eu nylaissanlarmés que les hommesqui, dans son acte dacquisi-tion, se sont ouvertement dé-clarés ses partisans ( 2 ). Maisencore ceux- mêmes, tudois avec le temps, et en sai-sissant les occasions propices,affaiblir leurhumeur guerrièreet les rendre efféminés (5).En un mot, il faut que tu tar-ranges demanière que toutesles armes de ion État restententre les mains de soldats quinappartiennent quà toi, etqui depuis long-temps viventdans tou ancien État et prèsde ta personne (4).

Nos ancêtres (Florentins ),

( t ) Impossible en ce momentpour eus ; et ce serait urgent.Mais ils gardent la mienne, pourqui je suis tout. E.

( 2 ) Jai e u cette attention enItalie. R. C.

(3) Je les ai vus avec plaisirse dégoûter du service ; et jesavais bien que, passé le pre-mier février, ils sen lasseraient.

R. G.

(4) Ne mettre pour garderles pays conquis que des régi-ments , de 1 attachement des-quels je sois sûr. R. G.