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MACHIAVEL»
elles rie sont profitables qu’entemps de paix, parce qu’onpeut alors par leur moyen di-riger plus aisément les su-jets (i); mais si la guerre sur-vient , cet expédient démon-tre lui-même sa faiblesse etses dangers»
11 est incontestable queles Princes deviennentgrandsquand ils surmontent les dif-ficultés et les résistancesqu’on leur oppose (2). Or>la Fortune, lorsqu’elle veutélever un Prince nouveauqui a bien plus besoin qu’unPrince héréditaire, d’acqué-rir de la réputation , lui faitnaître des ennemis, et le porteà des entreprises contre eux >afin qu’il ait occasion d’en tri-ompher, et qu’avec l’échellequi lui est apportée par euxe:> quelque sorte ( 3 ), il monteplus haut (a). C’est pourquoi
(1) En temps dé guerre , ilfaut les amuser d’une autre ma-nière pour les contenir. R. I.
(2) PoUvait-on en surmonterplus que moi? R. L
( 3 ) Que d’échelles ils m’ontfournies ! en ai-je bien profité ?
R. I.
(a) La vie de Tibère , avant qu’il parvînt à l’Empire, fut pleinede traverses et de dangers : Casus primd ab infanlid ancipites.I bi domum Àugnsti privignus introiit, multis œmulis conflic-tatus est , dùm Marcellus et Agrippa , mox Caias LuciusqueCœsafes viguére.... sed maxime in lubrico egit , acceptd in ma~trimonium Julid,impudicitiamuxoris tolerans aul déclinons (Ta-
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