214 JOURNAL d’üN OFFICIER D’ORDONNANCE.
La différence des langages n’est point une raisonde repousser cette explication, car il y avait dans lalandwehr des milliers d’hommes parlant français,venus de France et même de Paris, pour y retourneren passant par Mayence, Francfort ou Berlin.
On a dit aussi qu’un sous-officier, fait prisonnierà Saint-Denis, avait annoncé la capitulation, et qu’onavait perdu sa trace.
On a prétendu encore que la Prusse entretenait àParis, surtout dans la presse révolutionnaire, desespions restés inconnus qui communiquaient avecVersailles, et que l’un d’eux avait apporté, par ordre,la nouvelle au Combat, qui l’avait acceptée sans con-naître ou sans soupçonner les attaches de son re-porter.
Enfin, on a soutenu que la solidarité révolution-naire des membres d’une école qui n’admet pas lesfrontières, avait fait taire les haines nationales, et queles socialistes parisiens n’avaient jamais cessé decorrespondre fraternellement et secrètement avec lessocialistes allemands.
De ces quatre hypothèses, la mienne est la bonne;j’ai, pour l’affirmer, les raisons les plus sérieuses, etsi je les garde par devers moi, c’est que les nomsretrouvés des colporteurs de la sinistre nouvelle n’ap-prendraient rien à personne.
Quoi qu’il en soit, ces mots : « Bazaine capitule!Bazaine a capitulé! » vibrèrent comme un coup delocsin dans l’oreille subitement dressée do Paris, eth* note gouvernementale relative au « glorieux »