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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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214 JOURNAL düN OFFICIER DORDONNANCE.

La différence des langages nest point une raisonde repousser cette explication, car il y avait dans lalandwehr des milliers dhommes parlant français,venus de France et même de Paris, pour y retourneren passant par Mayence, Francfort ou Berlin.

On a dit aussi quun sous-officier, fait prisonnierà Saint-Denis, avait annoncé la capitulation, et quonavait perdu sa trace.

On a prétendu encore que la Prusse entretenait àParis, surtout dans la presse révolutionnaire, desespions restés inconnus qui communiquaient avecVersailles, et que lun deux avait apporté, par ordre,la nouvelle au Combat, qui lavait acceptée sans con-naître ou sans soupçonner les attaches de son re-porter.

Enfin, on a soutenu que la solidarité révolution-naire des membres dune école qui nadmet pas lesfrontières, avait fait taire les haines nationales, et queles socialistes parisiens navaient jamais cessé decorrespondre fraternellement et secrètement avec lessocialistes allemands.

De ces quatre hypothèses, la mienne est la bonne;jai, pour laffirmer, les raisons les plus sérieuses, etsi je les garde par devers moi, cest que les nomsretrouvés des colporteurs de la sinistre nouvelle nap-prendraient rien à personne.

Quoi quil en soit, ces mots : « Bazaine capitule!Bazaine a capitulé! » vibrèrent comme un coup delocsin dans loreille subitement dressée do Paris, eth* note gouvernementale relative au « glorieux »