Buch 
Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
Entstehung
Seite
233
JPEG-Download
 
  

LE TRENTE ET UN OCTOBRE.

233

gués restés prisonniers, craignant de les faire mas-sacrer et dêtre eux-mêmes canardés parles fenêtres,sils sobstinent à vouloir entrer de vive force, accep-tent lamnistie et loubli. On se serre la main, et lesdeux parlementaires de lIIôtel de Ville rentrent dansle palais.

A ce moment, on avertit Adam que les mobiles delIndre ont reçu lordre de pénétrer dans lHôtel deVille par un souterrain qui relie l'édifice à la caserneNapoléon, quils lont exécuté et quils entrent àlHôtel de Ville.

M. Ferry refuse de sengager dans cette voie sou-terraine. Adam sy précipite, et débouche avec lesmobiles dans la cour du palais.

Il essaye de le faire évacuer, et parvient à contenirles mobiles bretons pendant quun premier lot degardes nationaux sécoule au dehors.

Ferry a enfoncé une des portes latérales du monu-ment, se précipite à son tour dans lHôtel de Ville etse perd dans la foule.

Finalement, tout le monde sen va bras dessus brasdessous, Tamisier enlace Blanqui pour sortir, le gou-vernement est délivré, et cette mascarade grotesquese termine vers trois heures du matin.

A peine tirés des griffes de lémeute, assez débon-naire ce jour-, les membres du gouvernement se réu-nirent au Louvre et tinrent conseil avec le gouverneur.Ils fulminaient. Ils étaient exaspérés, et cétait unspectacle réellement comique que de voir ces gens quiavaient fait leur carrière dansla Révolution, qui avaient