LES ÉDITS DE 1776
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nautés particulières, dont la communauté généraleétait composée. Les confréries religieuses, en resser-rant encore les liens cpii unissaient entre elles lespersonnes d’une même profession, leur donnèrentdes occasions plus fréquentes de s’assembler et des’occuper, dans ces assemblées, de l’intérêt com-mun des membres de la société particulière, intérêtqu’elles poursuivirent avec une activité continue, aupréjudice de ceux de la société générale. Les com-munautés, une fois formées, rédigèrent des statutset, sous différents prétextes do bien public, les firentautoriser par la police. »
Le préambule énumère ensuite les dispositionstyranniques et contraires au bien public de la plupartdes statuts des communautés. L’objet principal deces communautés était de restreindre le plus possiblele nombre des maîtres, et de rendre l’acquisition dela maîtrise d’une difficulté presque insurmontablepour tout autre que pour les enfants des maîtres.
« L’esprit de monopole qui a présidé à la rédac-tion des statuts a été poussé aux dernières extré-mités. Il en est qui excluent de l'apprentissage etpar conséquent de la maîtrise les jeunes gens qui semarient avant d’être maîtres. Les femmes sont excluesdes métiers qui leur sont le plus naturels, commela broderie, qu’elles ne peuvent exercer pour leurcompte.
« Nous ne suivrons pas plus loin l’énumérationdes dispositions bizarres, tyranniques, contraires àl’humanité et aux bonnes mœurs, dont sont remplis