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Tome second.
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DISCOURS ET OPINIONS.

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hommes qui ne sont pas de ce siècle, qui ne sontpas même de cette nation, ou du moins qui, pen-dant leur séjour hors de la France, sy sont fait desidées tout-à-fait étrangères, frémissaient à laspectdu grand nombre dhommes qui avec leurs moyenspersonnels vont chercher dans les études une viemeilleure. Je serais désespéré que lon pût croireque ce que jai dit tout-à-lheure rentrât dans uneopinion de cette nature.

Jai dit seulement que les petits séminaires quisont rétribués, je ne sais comment, donnent uneinstruction gratuite et élevée à une portion de lajeunesse qui nétait pas destinée à la recevoir; quecette instruction donnée dans des établissementsqui ne sont pas nationaux, par opposition aux éta-blissements nationaux, tend à diviser la France endeux jeunesses, si les intérêts de limmense majo-rité, si les passions de liminense majorité, ne de-vaient pas absorber inévitablement ces petites ré-sistances dun jour.

En principe général, si vous voulez conserverlétablissement de luniversité, conservez-Ie completavec toutes ses attributions, et forcez les ministresdu roi à rapporter soit les ordonnances qui créentdes collèges de plein exercice assimilés aux collègesroyaux, soit celles qui érigent des petits sémi-naires au-delà des besoins du clergé; si, au con-traire, vous ne voulez plus du monopole, ouvrezla carrière à tout le monde, permettez à chacundélever des établissements daprès le système quilui conviendra. Cest un système tout comme un